Mireille, poéme provenc̜al ; mirèio, pouèmo prouvenc̜au

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Charpentier Libraire-Éditeur, 1868 - 511 pages
 

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Page 199 - La Crau était tranquille et muette. — Au lointain son étendue — se perdait dans la mer , et la mer dans l'air bleu : — les cygnes , les macreuses lustrées, — les flamants aux ailes de feu — venaient, de la clarté mourante, — saluer , le long des étangs, les dernières lueurs.
Page 57 - Mais pour serrer la toile claire — de votre coiffe, bien mieux qu'elle, — Mireille, vous avez le fil!... Elle n'est pas laide, non plus, — ma sœur, ni endormie ; — mais vous, combien êtes-vous plus belle ! » — Là Mireille, à moitié cueillie, — laissant aller sa branche : « Oh! dit-elle, ce Vincent!... » Chantez, chantez, magnanarelles ! — Des mûriers le feuillage est beau, — beaux sont les vers à soie, et ils s'endorment de leur troisième (somme).
Page 77 - ... nclauso, De ma mort sarien pièi l'encauso ! — « Ou peut-être un coup de soleil, — fit Vincent, vous a enivrée. — Je sais, dit-il, une vieille, dans les montagnes des Baux — (on l'appelle Tavèn) : elle •vous applique — bien sur le front un verre plein d'eau, et promptement, de la cervelle ivre, — les rayons charmés jaillissent dans le cristal. » — « Non, non! répondit la fille de Crau ; — les échappées du soleil de mai, — ce n'est pas aux filles de Crau qu'elles...
Page 53 - Vincent, cette matinée, passa là de nouveau. A son bonnet écarlate, — comme en ont les riverains des mers latines, — il avait gentiment une plume de coq ; — et en foulant les sentiers, — il faisait fuir les couleuvres vagabondes, — et des sonores tas de pierres — avec son bâton il chassait les cailloux.
Page 47 - Vous périrez dans cette nef. Allez sans voile et sans cordage, Sans mât, sans ancre, sans timon, Sans aliments, sans aviron, Allez faire un triste naufrage ! Retirez-vous d'ici, laissez-nous en repos, Allez crever parmi les flots ! Conduite par la Providence, la barque vint aborder en Provence, à l'extrémité de l'île de Camargue.
Page 81 - Baus-Manière, — lèche la mousse des rochers, — ou je me perdrais dans les carrières, — ou tu me verrais ramener la chèvre au poil roux ! « Je t'aime, ô jeune fille enchanteresse, — (au point) que si tu disais : je veux une étoile ! — il n'est traversée de mer, ni bois, ni torrent fou, — il n'est ni bourreau, ni feu, ni fer — qui m'arrêtât ! Au bout des pics, — touchant le ciel, j'irais la prendre, — et, dimanche, tu l'aurais pendue à ton cou.
Page 313 - Et remplissant le verre de clarette, — devant la troupe souriante — il en verse trois fois sur l'arbre fruitier ; — le plus jeune prend (l'arbre) d'un côté, — le vieillard de l'autre, et sœurs et frères — entre les deux, ils lui font faire ensuite — trois fois le tour des lumières et le tour de la maison Et dans...
Page 439 - A cette heure tu es moissonneuse, — Arles ! et couchée sur ton aire, — tu rêves avec amour de tes gloires anciennes; — mais tu étais reine, alors, et mère — d'un si beau peuple de rameurs — que, de ton port, le vent mugissant — ne pouvait traverser l'immense flotte.
Page 5 - Magdeleine, — où vient l'oiseau de l'air apaiser sa faim. Moi, je la vois, cette branchette, — et sa fraîcheur provoque mes désirs! — Je vois, au (souffle des) brises, s'agiter dans le ciel — son feuillage et ses fruits immortels... — Dieu beau, Dieu ami, sur les ailes — de notre langue provençale, — fais que je puisse aveindre la branche des oiseaux ! Au bord du Rhône, entre les peupliers — et les saulaies de la rive, — dans une pauvre maisonnette rongée par l'eau, — un...

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