Mission de Cayenne et de la Guyane française avec une carte géographique

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Julien, Lanier, Cosnard et cie, 1857 - 507 pages
 

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Fréquemment cités

Page 286 - C'est lui qui , le premier , l'a réduite à des principes généraux , et qui , par un travail aussi pénible qu'ingrat , en a facilité l'étude .aux autres missionnaires. Il vivoit , de même que ces Sauvages , de poisson et de cassave (c'est un pain fait de la racine...
Page 52 - J'avoue que la condition des esclaves est extrêmement rude , et qu'il est infiniment sensible à ces pauvres gens de se voir vendus sou-vent par leurs pères et par leurs seigneurs à des étrangers qui les transportent où bon leur semble , et qui les laissent en des pays où on s'en sert comme de bêtes de charge. Mais toutes ces disgrâces, leur sont occasion d'un bonheur inestimable, puisque dans leur esclavage ils jouissent de la liberté des enfants de Dieu.
Page 287 - Lorsqu'il retourna le soir à la maison , à peine pouvoit-il se soutenir. Personne ici ne doute que ces sortes de fatigues , jointes à ses jeûnes et à ses continuelles austérités , n'aient abrégé ses jours et hâté le moment de sa mort.
Page 136 - Quelques-uns ont prétendu qu'ils les mangeoient, ainsi que plusieurs autres nations de l'Amérique; mais je n'ai pas remarqué cette pratique en nos Sauvages; quelquefois seulement ils coupent une main ou un pied du corps mort de leur ennemi , et le font rôtir à petit feu jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de substance, afin de pouvoir le conserver sans putréfaction. Ils agissent de la sorte plutôt par parade , et pour faire montre de leur valeur, que par gourmandise ou par cruauté. Ils produisent...
Page 251 - C'est un homme très-renommé dans le pays , et le chef le plus distingué parmi les Nouragues; celui qui vient après lui est le capitaine des Nouragues d'Uvia. Camiati étoit venu le lendemain de notre arrivée dans l'habitation de son fils, car la sienne est sur la rivière d'Approuague. Il peut être âgé de soixante ans, et est encore vigoureux ; son visage, quoique maigre, est guerrier mais barbare. Tl se montre fort indifférent à l'égard des étrangers , quoique d'une humeur assez douce...
Page 288 - Son visage et son air ne respiroient que la douceur. Tous les emplois lui étoient indifférents, et il ne marquoit d'inclination que pour les plus humiliants et les plus pénibles, s'estimant toujours inférieur à ceux qu'on lui confioit. « Une vie si sainte ne pouvoit guère finir que par une mort précieuse aux yeux de Dieu. Il reçut les derniers sacrements de l'Église avec une piété exemplaire, et ce fut le dix-huitième jour du mois d'août, l'année 1718 , vers les huit heures du matin,...
Page 353 - Indiens me sollicitent continuellement , et me pressent d'envoyer chez eux des missionnaires pour y faire des élablissemens semblables à celui de Kourou. Quelle ample moisson, si nous avions assez d'ouvriers pour la recueillir ! Le grand nombre des familles qui composent la peuplade , et dont les chefs sont encore jeunes , contribuent beaucoup au bon ordre et à la ferveur qu'on y voit régner. Depuis vingt-trois ans que je me suis attaché à la nation des Galibis , ils ont tous été sous ma...
Page 353 - Depuis 23 ans que je me suis attaché à la nation des Galibis , ils ont tous été sous ma conduite dès leur bas âge : leur piété est solide , et c'est sur leurs exemples que se forment les nouveaux venus qui , presque sans y faire réflexion , se laissent entraîner au torrent, et s'assujettissent avec moins de peine aux exercices ordinaires de la mission.
Page 337 - Ils sont environ trente personnes. Mais la plus nombreuse de toutes les nations que j'ai assemblées ici et sans contredit la meilleure est celle des Arouas. J'en ai plus de cinquante , et j'en ramasse tous les jours. Ce sont les débris d'une mission portugaise qui se sont dispersés ça et là. Ils sont presque tous baptisés et bien instruits. Les vexations continuelles des Portugais les ont obligés à les quitter. Ils se sont venus réfugier à Cayenne, où M.
Page 352 - ... leur enfance , et qui sont maintenant pères de famille. Les premiers y sont attirés par les avantages qu'ils trouvent avec nous. Au lieu qu'errant dans leurs forêts , ils cherchoient avec bien de la peine de quoi vivre , et étoient sujets à de fréquentes maladies , qui , faute de soins , les enlevoient souvent dans la fleur de l'âge ; ici ils se procurent sans tant de fatigues , et abondamment , tout ce qui est nécessaire à la vie : ils sont plus rarement malades , et l'on n'épargne...

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