Nouvelles odes

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Chez Ladvocat, 1824 - 232 pages
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Popular passages

Page xxviii - Il doit marcher devant les peuples comme une lumière , et leur montrer le chemin. Il doit les ramener à tous les grands principes d'ordre , de morale et d'honneur ; et pour que sa puissance leur soit douce, il faut que toutes les fibres du cœur humain vibrent sous ses doigts comme les cordes d'une lyre. Il ne sera jamais T'écho d'aucune parole, si ce n'est de celle de Dieu.
Page 156 - Avec nos camps vainqueurs, dans l'Europe asservie J'errai, je parcourus la terre avant la vie; Et, tout enfant encor, les vieillards recueillis M'écoutaient racontant, d'une bouche ravie, Mes jours si peu nombreux et déjà si remplis! Chez dix peuples vaincus je passai sans défense, Et leur respect craintif étonnait mon enfance ; Dans l'âge où l'on est plaint, je semblais protéger. Quand je balbutiais le nom chéri de France, Je faisais pâlir l'étranger.
Page xvi - C'est précisément, disent-ils, parce que cette révolution littéraire est le résultat de notre révolution politique que nous en déplorons le triomphe, que nous en condamnons les œuvres.
Page 132 - Je suis l'enfant de l'air, un sylphe, moins qu'un rêve, Fils du printemps qui naît, du matin qui se lève, L'hôte du clair foyer durant les nuits d'hiver, L'esprit que la lumière à la rosée enlève, Diaphane habitant de l'invisible éther.
Page 199 - Un ange sur mon cœur ploie aujourd'hui ses ailes. Pour Elle un orphelin n'est pas un étranger; Les heures de mes jours à ses côtés sont belles; Car son joug est aimable et son fardeau léger.
Page 229 - Je vous rapporte, ô Dieu! le rameau d'espérance. Voici le divin glaive et la céleste lance ; J'ai mal atteint le but où j'étais envoyé. Souvent, des vents jaloux jouet involontaire, L'aiglon suspend son vol, à peine déployé; Souvent, d'un trait de feu cherchant en vain la terre, L'éclair remonte au ciel sans avoir foudroyé!
Page 144 - Naguère Tu nous parlais d'un monde où nous mènent nos pas, Et de ciel, et de tombe, et de vie éphémère, Tu parlais de la mort;... dis-nous, ô notre mère, Qu'est-ce donc que la mort?... Tu ne nous réponds pas! » Leur gémissante voix longtemps se plaignit seule. La jeune aube parut sans réveiller l'aïeule. La cloche frappa l'air de ses funèbres coups; Et, le soir, un passant, par la porte entr'ouverte, Vit, devant le saint livre et la couche déserte, Les deux petits enfants qui priaient...
Page ix - En littérature, comme en toute chose , il n'ya que le bon et le mauvais , le beau et le difforme , le vrai et le faux.
Page xxv - S'il est utile et parfois nécessaire de rajeunir quelques tournures usées, de renouveler quelques vieilles expressions, et peut-être d'essayer encore d'embellir notre versification par la plénitude du mètre et la pureté de la rime, on ne saurait trop répéter que là doit s'arrêter l'esprit de perfectionnement. Toute innovation contraire à la nature de notre prosodie et au génie de notre langne doit être signalée comme un attentat aux premiers principes du goût.
Page 142 - Mais, ce soir, on dirait la madone de pierre; Ta lèvre est immobile et ton souffle est muet. «Pourquoi courber ton front plus bas que de coutume?

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