Observations sur le feu Grégeois

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Impr. nation, 1850 - 62 pages
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Page 61 - Une autre chose que l'auteur arabe ne dit pas, et à laquelle il fallait veiller, c'est que les matières incendiaires qui devaient jeter la terreur chez l'ennemi devaient être assez bien ménagées pour qu'on eût le temps de produire l'effet voulu avant qu'elles fussent consumées. Pour cela, on mesurait la distance que l'artificier avait à franchir, et si l'on avait raison de croire que l'ennemi épargnerait une partie du chemin, on tenait compte de la différence.
Page 59 - Lorsque l'on exerce les chevaux des cavaliers susdits, il faut que cette opération ait lieu dans le désert, afin qu'ils ne soient vus de personne.
Page 50 - L'auteur, parlant d'un mélange de baume et de naphte, ajoute : ^a? i/ *iU i>_j*Wl» yjyJuU-j jo-^i^y& ^1 |»j>jJt iyJ , que l'on traduit : « Cette composition a la propriété de brûler les étoffes de laine dont se couvrent les Romains». Je crois qu'il faut rendre ici les mots du texte : « Cette composition seule peut brûler les cuirasses des Romains; car ils sont dans l'usage de se couvrir de cuirasses».
Page 32 - En second lieu, le mot j^î toaz n'a jamais désigné « une écorce d'arbre » , en général. On lit dans le Borhan-kâtî : « Le mot touz indique l'écorce d'un arbre avec laquelle on recouvre les flèches, les selles de chevaux. » Hamsa-Isfahâni s'explique, à cet égard, d'une manière plus claire. Suivant cet historien 1, on entend par le mot toaz « l'écorce de l'arbre appelé khadenk, » Dans le manuscrit 1 1 27 2, on lit : *jJaJ! yt> j,yj|. Il est probable que le dernier de ces mots...
Page 25 - ... contrée, on connut d'abord la force expansive du salpêtre, et que l'on employa dans l'artillerie la poudre, dont cette substance forme la base. De là, sans doute, elle se répandit bientôt dans les autres pays musulmans. C'est en l'année 792 de l'hégire (1383 de 3. G.) , que le mot £*«>>•* se trouve , pour la première fois, employé en Egypte pour désigner un canon. Dans le xv" siècle de notre ère, il en est fait une mention beaucoup plus fréquente.
Page 51 - Mais je ne puis croire que la leçon &**?. soit la véritable. J« lis (3-&j, et je traduis : « Les pierres se briseront les unes les autres, en quartiers semblables à des montagnes ». M. Reinaud a cité un seul passage en langue persane, extrait de l'Histoire de Raschid-eddin. Je l'avais déjà traduit dans mes notes sur l'Histoire des Mongols. Malheureusement, le traducteur , voulant rendre ce fragment d'une manière nouvelle, s'est trompé bien des fois dans un petit nombre de lignes. Les mots...
Page 20 - On l'emporte alors, et on le broie bien. Puis, on prend du bois de saule parfaitement sec, que l'on fait brûler, et que l'on réduit en forme de motte à brûler. On pèse alors deux tiers de nitre et un tiers de charbon broyé avec le pilon. On replace le mélange dans les poêles. Si l'on se sert, pour cette opération, d'une poêle de cuivre, la chose vaut mieux. On verse sur le tout un peu d'eau , et on le fait griller, de peur qu'il ne se coagule. Prends garde aux étincelles du feu. » Un...
Page 19 - On rôtit l'orgeet on en forme une pâte ». Nous apprenons de feu Burckhard 6 que le verbe joy signifie « rôtir le café » , et que le mot KML^- désigne « la poêle où on le brûle ». Je traduis donc ainsi tout le passage : Détails surla purification du nitre : « Tu prendras du nitre blanc, pur, pulvérulent, la quantité que tu voudras. Tu te procureras deux poêles de fer, dans l'une desquelles tu jetteras le nitre, que tu couvriras d'eau. Tu allumeras un feu doux, jusqu'à ce que le...
Page 50 - ... accompagnée de crochets et de quatre Ensuite tu prendras de l'étoupe, et tu la disposeras sur la surface ; tu arroseras cette surface de naphte, et tu répandras dessus du soufre, puis tu y mettras le feu, et tu pousseras la lance en avant. Si tu frappes l'adversaire, tu le blesseras ou tu le brûleras ; si la pointe n'entre pas, tu atteindras du moins l'adversaire, tu le saisiras avec les crochets, tu l'attireras à toi, et tu le feras prisonnier, s'il plaît à Dieu.
Page 25 - Afrique que le salpêtre reçut le nom de bâroad, ijyl?, et que , par suite , la poudre fut désignée par la même dénomination. On peut donc supposer, avec toute vraisemblance, que, dans cette même contrée, on connut d'abord la force expansive du salpêtre, et que l'on employa dans l'artillerie la poudre, dont cette substance forme la base.

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