Oeuvre de la propagation de la foi dans le diocese de Montpellier: Compte-rendu ou tableau des recettes de l'oeuvre pendant l'année 1842, 1853-55, '57,'58. et de leur emploi, Volume 22

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de l'imp d'Isidore Townel ainé, 1850
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Page 158 - Il faut remarquer en outre que l'extension de l'OEuvre nécessite quelquefois plusieurs éditions dans la même langue, soit à cause de la distance des lieux, soit par suite de l'élévation des droits de douane ou autres motifs graves.
Page 384 - ... l'aperçurent, ils descendirent de leurs palanquins et tous entrèrent ensemble, le roi à la droite , les ambassadeurs à la gauche; le diplôme impérial fut déposé sur une espèce d'estrade ou d'autel, au milieu des parfums; alors le mandarin chargé des cérémonies avertit le roi de s'avancer, et Tu-Duc vint en face de l'autel où il se prosterna cinq fois , puis il resta à genoux.
Page 205 - La marche était ouverte par une femme thibétaine, à califourchon sur un grand âne, et portant un tout jeune enfant solidement attaché sur son dos avec de larges lanières en cuir. Elle traînait après elle, par un long licou, un cheval bâté, et chargé de deux caisses oblongues qui pendaient symétriquement sur ses flancs. Ces deux caisses servaient de logement à deux enfants dont on apercevaitles figures rieuses et épanouies, étroitement encadrées dans de petites fenêtres. La différence...
Page 220 - ... foule de Thibétains , qui étaient venus délibérer sur le mode de taxer notre caravane. Du haut d'un balcon du second étage , nous pûmes jouir à notre aise du singulier spectacle que présentait |cette assemblée délibérante. Parmi cette nombreuse multitude , il n'y avait pas un seul individu qui ne fût orateur. Tout le monde parlait à la fois , et à en juger par le timbre éclatant des voix et par l'impétueuse animation des gestes , il devait certes se prononcer là de bien belles...
Page 205 - Derrière le cheval chargé des boîtes à enfants, suivait à pas lents un cavalier qu'à son costume on pouvait facilement reconnaître pour un soldat chinois en retraite ; il avait en croupe un garçon d'une douzaine d'années. Enfin un énorme chien à poil roux, au regard oblique, et d'une allure pleine de mauvaise humeur, fermait la marche de cette singulière caravane, qui se joignit à nous, et profita de notre compagnie pour aller jusqu'à la province du Sse-Tchouen.
Page 364 - ... déposa dans la bière avec le cadavre une multitude d'objets , à l'usage du mort dans l'autre monde , tels que sa couronne , des turbans, des habits de toutes sortes , de l'or , de l'argent et tout un ameublement de matière précieuse. Les cercueils dans ce pays sont faits d'une seule grosse pièce de bois ciselé, qui ferme hermétiquement , de sorte qu'on peut garder les corps plusieurs mois et même plusieurs années , sans qui s'en exhale aucune mauvaise odeur.
Page 208 - Tbibet, et la famille du Mandarin Pey se trouvait dans la province du Tche-Kiang, tout à fait à l'extrémité de la Chine. La route , comme on voit , était longue et difficile , cependant il n'y avait pas à balancer, la piété filiale devait aplanir tous les obstacles. Un cercueil tout préparé se trouva par hasard au corps-de-garde. Le fils du Mandarin l'acheta trèschèrement aux soldats ; il y déposa les restes de son père, on adapta au cercueil les brancards du palanquin, et les porteurs...
Page 222 - Pour comble d'infortune, nous avions à franchir, en quittant Angti, une des montagnes les plus escarpées et les plus dangereuses de cette route. L'itinéraire chinois s'exprimait ainsi : « A Angti on traverse une « grande montagne neigeuse. Le chemin est très-roide ; « les neiges accumulées ressemblent à une vapeur « argentée. Le brouillard que la montagne exhale « pénètre dans le corps et rend les Chinois malades. » « Selon une tradition populaire du pays, dans les temps anciens,...
Page 212 - ... que c'était toi, je ne t'aurais pas reconnu. Comme tu as vieilli depuis ton dernier passage à Bagoung! — Oui, tu as raison, répondit le Pacificateur des royaumes d'une voix papelarde et mielleuse, et en se traînant sur le tapis de feutre pour se rapprocher de son interlocuteur , oui , tu as raison , je suis bien caduc ; mais toi , te voilà plus vigoureux que jamais. — Nous vivons dans des circonstances où j'ai besoin d'être vigoureux...
Page 218 - Dchiamdchang, on doit arriver à Gaya; c'est un village ennemi. Si les hommes y allaient, on ne pourrait s'empêcher de se battre, et les habitants de Gaya s'empareraient des animaux de la caravane. Les oulah étant conduits par des femmes, il n'ya rien à craindre. Des hommes qui auraient la lâcheté de se battre contre des femmes, et de prendre les animaux confiés à leur garde, seraient méprisés de tout le monde. Tels sont les usages de ces contrées. — Nous ne fûmes pas peu surpris de...

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