Œuvres de J. Delille: Les trois règnes

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L. G. Michaud, 1824 - English poetry
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Page 81 - C'est toi, divin café, dont l'aimable liqueur , Sans altérer la tête, épanouit le cœur. Aussi, quand mon palais est émoussé par l'âge, Avec plaisir encor je goûte ton breuvage. ,' Que j'aime à préparer ton nectar précieux! Nul n'usurpe chez moi ce soin délicieux. Sur le réchaud brûlant moi seul tournant ta graine, A l'or de ta couleur fais succéder l'ébène, Moi seul contre la noix, qu'arment ses dents de fer, Je fais, en le broyant, crier ton fruit amer...
Page 239 - ... demi-ouvertes au vent et doucement enflées sont les voiles qui poussent le vaisseau vivant, navire et pilote à la fois. Fier de sa noblesse, jaloux de sa beauté, le cygne semble faire parade de tous ses avantages; il a l'air de chercher à recueillir des suffrages, à captiver les regards ; et il les captive en effet...
Page 170 - ... il est toujours en l'air, volant de fleurs en fleurs; il a leur fraîcheur, comme il a leur éclat; il vit de leur nectar , et n'habite que les climats où sans cesse elles se renouvellent.
Page 238 - Les grâces de la figure , la beauté de la forme , répondent dans le cygne à la douceur du naturel ; il plaît à tous les yeux ; il décore , embellit tous les lieux qu'il fréquente; on l'aime, on l'applaudit, on l'admire.
Page 151 - L'un au chêne orgueilleux, l'autre à l'humble arbrisseau, De ses jeunes enfants confia le berceau : Là, des œufs maternels nouvellement éclose, Sur le plus doux coton la famille repose ; Et la laine et le crin, assemblés avec art, De leur tissu serré leur forment un rempart Dont le tour régulier, l'exacte symétrie, Défirait le compas de la géométrie.
Page 73 - Sûre de ses trésors, la plante fortunée, Prête à donner aux eaux de nouveaux citoyens, De ses plis tortueux raccourcit les liens, Redescend dans le fleuve, et sur la molle arène De sa postérité s'en va mûrir la graine, Attendant qu'elle vienne au milieu de sa cour Retrouver le printemps, le soleil et l'amour. Ainsi de...
Page 158 - Le minéral n'est qu'une matière brute, insensible, n'agissant que par la contrainte des lois de la mécanique, n'obéissant qu'à la force généralement répandue dans l'univers, sans organisation, sans puissance, dénuée de toutes facultés, même de celle de se reproduire ; substance informe, faite pour être foulée...
Page 238 - ... on l'admire. Nulle espèce ne le mérite mieux: la nature en effet n'a répandu sur aucune autant de ces grâces nobles et douces qui nous rappellent l'idée de ses plus charmants ouvrages; coupe de corps élégante, formes arrondies, gracieux contours, blancheur éclatante et pure, mouvements flexibles et ressentis, attitudes tantôt animées, tantôt laissées dans un mol abandon, tout dans le cygne respire la volupté, l'enchantement que nous font éprouver les grâces et la beauté; tout...
Page 245 - Dieu, par lequel l'homme peut reconnaître à tout instant l'excellence de son être ; car ce n'est pas parce qu'il est le plus parfait, le plus fort ou le plus adroit des animaux, qu'il leur commande : s'il n'était que le premier du même ordre, les seconds se réuniraient pour lui disputer l'empire ; mais c'est par supériorité...
Page 190 - ... l'éléphant : il vit donc dans l'inquiétude, et n'est nulle part paisible possesseur d'un espace assez grand , assez libre pour s'y établir à demeure. Nous avons vu qu'il faut toutes ces conditions et tous ces avantages , pour que les...

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