Oeuvres, Volume 3

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1780
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Page 13 - C'est un mal qui se communique ; et je vous avoue qu'en lisant votre Lettre , je n'ai pu me défendre d'y tomber. Tout indigne que je me sens Des biens que m'ont donnés vos songes , J'ai quelque temps abandonné mes sens A de si doux et si...
Page 14 - Je me trouvois le teint plus frais et plus vermeil. Je me trouvois d'autres vertus encore, Vertus d'un abbé seulement, Et que tout autre humain ignore; Mais enfin, en moins d'un moment...
Page 6 - Non que je veuille vous attrister: quand je le voudrais, on ne plaint guère les gens de mon âge qui retombent dans ces erreurs. Ma lettre vous fera rire. Je vous entends déjà dire : . , Cet homme n'est-il pas fou Dans l'entreprise qu'il tente? Il est plus près du Pérou Qu'il n'est du cœur d'Amarante.
Page 73 - ... sur la bouche vermeille De sa belle qui sommeille. Mais, dans cet aimable lieu, Que la douceur de ma vie Doit sembler digne d'envie ! Là , dans un juste milieu , La vertu voluptueuse , La volupté vertueuse Ne se séparent jamais. La liberté souhaitée Sans cesse y règne aussi , mais Modeste et non effrontée, Ni telle qu'en ce temps-ci On la voit régner ici. Si dans cette humble chaumière Mes amis viennent me voir, Soudain pour les recevoir L'amitié court la première ; Tandis que la propreté,...
Page 193 - Je voudrais bien le voir aussi, Dans ces charmants détours que votre parc enserre, Parler de paix, parler de guerre, Parler de vers, de vin et d'amoureux souci; Former d'un vain projet le plan imaginaire, Changer en cent façons l'ordre de l'univers, Sans douter, proposer mille doutes divers; Puis tout seul s'écarter, comme il fait d'ordinaire, Non pour rêver à vous qui rêvez tant à lui, Non pour rêver à quelque affaire, Mais pour varier son ennui.
Page 54 - S'ils y sont arec noblesse : Car badiner finement Et soutenir l'enjoûment Sans blesser la bienséance , Souvent sur le merveilleux , Malgré son air orgueilleux , Mérita la préséance; Et dans le sacré vallon On ne voit point Apollon De louanges plus avare Au riant Anaoréon Qu'à l'impétueux Pindare.
Page 13 - Espagne; et puisque vos rêveries sont si agréables, je ne m'étonne pas que vous vous y plaisiez tant. C'est un mal qui se communique et je vous avoue qu'en lisant votre lettre, je n'ai pu me défendre d'y tomber. Tout indigne que je me sens Des biens que m'ont donnés vos songes...
Page 5 - J'avoue que la pluie me fit arrêter plus de deux heures à Aunoy. J'étois encore à cheval qu'il étoit près de dix heures du soir ; et un laquais , le seul homme que je rencontrai , m'apprit de combien j'avois quitté la vraie route. II me remit dans la voie , en dépit de mademoiselle de B qui m'occupoit tellement, que je ne songeois ni à l'heure ni au chemin , si bien que , ne pouvant gagner...
Page 5 - J'eus beau dire l'oraison de saint J'.<tien , mademoiselle de B... fut cause que je couchai dans un malheureux hameau. Elle m'a fait consumer trois ou quatre jours en distractions et rêveries dont on a fait des contes dans tout Paris. Vous conterez s'il vous plaît à la campagne...
Page 13 - De votre musc ravissante Les chants , les discours séducteurs , Apaiseront par leurs charmes flatteurs, Cette tempête menaçante : Un encens bien moins précieux Que n'est celui que votre main présente , Calma cent fois la colère des dieux. Après tout , monsieur, c'est bien le moins que je doive à vos...

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