Oeuvres choisies de Vico: contenant ses Mémoires, écrits par lui-même, La science nouvelle, les opuscules, lettres, etc

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L. Hachette, 1835 - 418 pages
 

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Page x - Principes d'une science nouvelle, relative a la nature commune des nations, au moyen desquels on découvre de nouveaux principes du droit naturel des gens. Cette première édition de la Science nouvelle , est aussi le dernier mot de l'auteur, si l'on considère le fond des idées. Mais il en a entièrement changé la forme dans les autres éditions publiées de son vivant.
Page ii - Ces bizarres et inexplicables figures qui flottaient dans les airs, objets d'une puérile admiration, redescendent à notre portée. Elles sortent de la poésie pour entrer dans la science. Les miracles du génie individuel se classent sous la loi commune. Le niveau de la critique passe sur le genre humain. Ce radicalisme historique ne va pas jusqu'à supprimer les grands hommes. Il en est sans doute qui dominent la foule, de la tête ou de la ceinture; mais leur front ne se perd plus dans les nuages....
Page 291 - Les principes de la Philosophie de l'Histoire dont nous donnons une traduction abrégée, ont pour titre original : Cinq livres sur les principes d'une science nouvelle, relative à la nature commune des nations, par Jean-Baptiste Vico, ouvrage dédié à SS (Clément XII).
Page xii - Science nouvelle est une théologie «sociale, une démonstration historique de la Providence, « une histoire des décrets par lesquels, à l'insu des hommes «et souvent malgré eux, elle a gouverné la grande cité « du genre humain. Qui ne ressentira un divin plaisir en ce « corps mortel , lorsque nous contemplerons ce monde des «nations, si varié de caractères, de temps et de lieux, «dans l'uniformité des idées divines?
Page xii - Elle tire son unité de la religion , principeproducteur et conservateur de la société. Jusqu'ici on n'a parlé que de théologie naturelle; la science nouvelle est une théologie sociale , une démonstration historique de la Providence, une histoire des décrets par lesquels , à l'insu des hommes et souvent malgré eux , elle a gouverné la grande cité du genre humain. Qui ne ressentira un divin plaisir en ce corps mortel , lorsque nous contemplerons ce monde des nations, si varié de caractères...
Page 398 - Ce que l'universalité ou la pluralité du genre humain sent être juste , doit servir de règle dans la vie sociale. La sagesse vulgaire de tous les législateurs, la sagesse profonde des plus célèbres philosophes s'étant accordées pour admettre ces principes et ce critérium, on doit y trouver les bornes de la raison humaine ; et quiconque veut s'en écarter, doit prendre garde de s'écarter de l'humanité tout entière.
Page 177 - Solon fit la même défense , selon la remarque de Saumaise et de Petit. Mais quelle est la société assez grossière , assez barbare pour ne pas faire en sorte que les corporations soient utiles à l'état, loin de combattre l'intérêt public, et de s'emparer du pouvoir? — IXe TABLE. Point de privilèges, point de lois particulières.
Page 157 - ... non plus à la solitude des animaux paisibles que leur instinct porte à vivre en troupeaux , mais à l'isolement des animaux féroces qui se tiennent chacun dans leur caverne. La sagesse philosophique des esprits éclairés qui devraient diriger la sagesse vulgaire des peuples, ne fait plus que les pousser plus fortement à leur perte et à leur ruine. L'autre critique est celle des érudits , incapable de donner la sagesse à ceux qui la cultivent. Mais cette analyse vraiment divine des pensées...
Page 378 - ... de l'intelligence humaine. Cela admis, tout homme qui réfléchit, ne s'étonnera-t-il pas que les philosophes aient entrepris sérieusement de connaître le monde de la nature que Dieu a fait et dont il s'est réservé la science, et qu'ils aient négligé de méditer sur ce monde social, que les hommes peuvent connaître, puisqu'il est leur ouvrage?
Page 394 - ... de l'âme humaine , celui qui médite cette science s'en crée à lui-même le sujet. Quelle histoire plus certaine que celle où la même personne est à la fois l'acteur et l'historien? Ainsi la Science Nouvelle procède précisément comme la géométrie, qui crée et contemple en même temps le monde idéal des grandeurs ; mais la Science Nouvelle a d'autant plus de réalité , que les lois qui régissent les affaires humaines en ont plus que les points , les lignes , les superficies et les...

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