Oeuvres choisies de l'abbé de Vertot, Volume 1

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L. Janet, 1819
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Page 52 - IV; p. aa44 trouvoit sans pouvoir, quand on recueilloit les , voix par centuries ; au lieu que quand on les prenoit par curies, comme les riches étoient confondus avec les pauvres, le moindre plébéien avoit autant de crédit que le plus considérable des sénateurs. Depuis ce temps-là , les assemblées par curies ne se firent plus que pour élire les Flamines, c'est-à-dire, les prêtres de Jupiter, de Mars, de Romulus...
Page 185 - Et pour préparer la multitude à donner ses suffrages selon leurs vues , ils insinuoient avec beaucoup d'art, dans toutes les assemblées, que les plus grands capitaines n'étoient pas les plus propres au gouvernement d'une république ; que ces courages si fiers, accoutumés, dans les armées, à un pouvoir absolu , rapportoient , avec la victoire , un esprit de hauteur toujours à craindre dans un État libre ; que dans l'assujettissement fatal où se trouvoit le peuple, de ne pouvoir tirer ses...
Page 62 - Rome devint en partie un état aristocratique, c'est-à-dire que la noblesse s'empara de la plus grande partie de l'autorité souveraine. Au lieu d'un prince perpétuel , on élut, pour gouverner l'état, deux magistrats annuels tirés du corps du sénat, auxquels on donna le titre modeste de Consuls, pour leur faire connoître qu'ils étoient moins les souverains de la république, que ses Conseillers, et qu'ils ne devoient avoir pour objet que sa conservation et sa gloire, Brutus, l'auteur de la...
Page 7 - II, cap. i. suffrages du peuple; et les consuls, après avoir acquis cette grande dignité par leurs brigues, ou à prix d'argent, nalloient plus à la guerre que pour s'enrichir des dépouilles des nations, et souvent pour ravager eux-mêmes les provinces qu'ils eussent dû conserver et défendre. De là vinrent les richesses immenses de quelques généraux.
Page 3 - Ils élevoient leurs enfans dans cette vie dure, afin de les rendre plus robustes et plus capables de soutenir les fatigues de la guerre. Mais, sous des habits rustiques, on trouvoit une valeur incomparable, de l'élévation , et delà grandeur dans les sentimens. La gloire étoit leur unique passion, et ils la faisoient consister à défendre leur liberté, et à se rendre maîtres de celle de leurs voisins.
Page 11 - Falerne qu'on leur présentoit; et si, dans l'été, on ne l'avoit fait rafraîchir dans des vases d'or. Ils n'estimoient les festins que par le prix des mets qu'on y servoit. Il falloit, au...
Page 46 - Il institua ensuite le cens, qui n'étoit autre chose qu'un rôle et un dénombrement de tous les citoyens romains, dans lequel on comprit leur âge, leurs facultés, leur profession, le nom de leur tribu et de leur curie, et le nombre de leurs enfants et de leurs esclaves. Il se trouva alors dans Rome et aux environs plus de quatrevingt mille citoyens capables de porter les armes. Servius * partagea ce grand nombre en six classes, et il composa chaque classe de différentes centuries de gens de...
Page 252 - C'est ainsi que par votre injuste plébiscite vous avez ôté la vie à Ménénius, aussi grand capitaine que bon citoyen. Ne devriez-vous pas mourir de honte d'avoir persécuté si cruellement le fils de ce...
Page 62 - Mais cette répubb'que naissante pensa être détruite, dès son origine. Il se forma, dans Rome, un parti en faveur de Tarquin : quelques jeunes gens des premiers de la ville , élevés à la cour et nourris dans la licence et les plaisirs , entreprirent de rétablir ce prince. La forme...
Page 13 - Après cela, faut-il s'étonner si des hommes qui recherchoient les voluptés au milieu même des périls, et qui ne s'exposoient aux périls que pour pouvoir fournir à leurs plaisirs, aient vu ensevelir leur liberté dans les champs de Pharsale? Au lieu que, tant que cette liberté , si précieuse aux premiers Romains, avoit été sous la garde de la pauvreté et de la tempé(i) Cas. de Bel. civil, lib. III. — (2) Tacit. Hist. lib. III. c. 83. rance, l'amour de la patrie, la valeur, le courage,...

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