Oeuvres complètes de Buffon: avec les descriptions anatomiques de Daubenton, son collaborateur, Volume 21, Part 6

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Verdière et Ladrange, 1825 - Nature
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Page 85 - ... sa colère est noble, son courage magnanime, son naturel sensible. On l'a vu souvent dédaigner de petits ennemis, mépriser leurs insultes et leur pardonner des libertés offensantes; on l'a vu réduit en captivité, s'ennuyer sans s'aigrir, prendre au contraire des habitudes douces, obéir à son maître...
Page 53 - ... temps le principe actif de tous ses mouvemens ; il demeurera stupidement en repos sur ses jambes ou couché pendant des jours entiers. Il ne faut pas aller chercher plus loin la cause de la vie dispersée des sauvages...
Page 87 - ... ou de l'ours, ni trop allongée ni déformée par des inégalités comme celle du chameau ; mais elle est, au contraire, si bien prise et si bien proportionnée que le corps du lion...
Page 80 - ... l'homme, blanc en Europe, noir en Afrique, jaune en Asie, et rouge en Amérique, n'est que le même homme teint de la couleur du climat : comme il est fait pour régner sur la terre, que le globe entier est son domaine, il semble que sa nature se soit prêtée à toutes les situations; sous les feux du midi, dans les glaces du nord, il vit, il multiplie, il se trouve partout si anciennement répandu, qu'il ne parait affecter aucun climat particulier.
Page 102 - Le cri qu'il fait lorsqu'il est en colère est encore plus terrible que le rugissement ; alors il se bat les flancs de sa queue, il en bat la terre , il agite sa crinière, fait mouvoir la peau de sa face , remue ses gros sourcils , montre des dents menaçantes et tire une langue armée de pointes si dures , qu'elle suffit seule pour écorcher la peau...
Page 264 - ... cependant il n'étoit pas, à beaucoup près, aussi grand qu'un vieux loup : il n'avoit que trois pieds de longueur , depuis le bout du museau jusqu'à l'origine de la queue, et environ...
Page 77 - Il ne seroit donc pas impossible que, même sans intervertir l'ordre de la nature, tous ces animaux du nouveau monde ne fussent dans le fond les mêmes que ceux de l'ancien , desquels ils auroient autrefois tiré leur origine...
Page 54 - ... cette indifférence pour le sexe est la tache originelle qui flétrit la nature, qui l'empêche de s'épanouir, et qui détruisant les germes de la vie, coupe en même temps la racine de société. L'homme ne fait donc point d'exception ici. La nature en lui refusant les puissances de l'amour l'a plus maltraité et plus rapetissé qu'aucun des animaux.
Page 137 - DANS la classe des animaux carnassiers, le lion est le premier, le tigre est le second ; et comme le premier, même dans un mauvais genre, est toujours le plus grand et souvent le meilleur, le second est ordinairement le plus méchant de tous. A la fierté, au courage, à la force, le lion joint la noblesse, la clémence, la magnanimité, tandis que le tigre est bassement féroce, cruel sans justice, c'est-à-dire sans nécessité. Il en est de même dans tout ordre de choses où les rangs sont donnés...
Page 138 - ... plus grand et souvent le meilleur, le second est ordinairement le plus méchant de tous. A la fierté, au courage, à la force, le lion joint la noblesse, la clémence, la magnanimité ; tandis que le tigre est bassement féroce, cruel sans justice, c'est-à-dire sans nécessité. Il en est de même dans tout ordre de choses où les rangs sont donnés par la force ; le premier qui peut tout est moins tyran que l'autre, qui, ne pouvant jouir de la puissance plénièro, s'en venge en abusant du...

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