Oeuvres complètes de Buffon: avec les descriptions anatomiques de Daubenton, son collaborateur, Volume 4, Part 4

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Verdière et Ladrange, 1824 - Nature
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Page 135 - Y at-il une seule nation qui puisse se vanter d'être arrivée au meilleur gouvernement possible, qui serait de rendre tous les hommes, non pas également heureux, mais moins inégalement malheureux, en veillant à leur conservation, à l'épargne de leurs sueurs et de leur sang par la paix, par l'abondance des PAGES CHOISIES HE 1JUFFUN.
Page 271 - ... pas néanmoins la même origine à laquelle il faudra toujours remonter , puisqu'en supposant l'homme sans miroirs ardents et sans feu actuel , il n'aura d'autres moyens de produire le feu qu'en frottant ou choquant des corps solides les uns contre les autres (1)? La force expansive pourrait donc bien n'être , dans le réel, que la réaction de la force attractive...
Page 38 - ... nulle part ni sûreté, ni repos; mais heureusement ces anciennes scènes, les plus épouvantables de la nature, n'ont point eu de spectateurs, et ce n'est qu'après cette seconde période entièrement révolue que l'on peut dater la naissance des animaux terrestres; les eaux...
Page 66 - Être n'a pas répandu le souffle de vie dans le même instant sur toute la surface de la terre; il a commencé par féconder les mers et ensuite les terres les plus élevées, et il a voulu donner tout le temps nécessaire à la terre pour se consolider, se figurer, se refroidir, se découvrir, se sécher et arriver enfin à l'état de repos et de tranquillité où l'homme pouvait être le témoin intelligent, l'admirateur paisible du grand spectacle de la nature et des merveilles de la création.
Page 38 - ... tremblements de terre presque continuels, produits par l'affaissement des cavernes et par les fréquentes explosions des volcans, tant sous mer que sur terre; des orages généraux et particuliers, des tourbillons de fumée et des tempêtes excitées par les violentes secousses de la terre et de la mer; des inondations, des débordements; des déluges occasionnés par ces mêmes commotions; des fleuves de verre fondu, de bitume et de soufre, ravageant les montagnes et venant dans les plaines...
Page 103 - LA PUISSANCE DE L'HOMME A SECONDÉ CELLE DE LA NATURE. LIES premiers hommes, témoins des mouvements convulsifs de la Terre , encore récents et très-fréquents, n'ayant que les montagnes pour asiles contre les inondations, chassés souvent de ces mêmes asiles par le feu des volcans, tremblants sur une terre qui tremblait sous leurs pieds, nus d'esprit et de corps , exposés aux injures de tous les éléments, victimes de la fureur des animaux féroces, dont ils ne...
Page 106 - ... feux plus terribles que ceux du tonnerre ; la vue de ces combats de la terre contre le ciel, fondement de la fable des Titans et de leurs assauts contre les dieux ; l'opinion de l'existence réelle d'un être malfaisant ; la crainte et la superstition qui en sont le premier produit ; tous ces sentiments, fondés sur la terreur, se sont dès lors emparés à jamais du cœur et de l'esprit de l'homme...
Page 103 - aiguiser en forme de haches ces cailloux durs, ces jades, ces pierres de
Page 103 - ... victimes de la fureur des animaux féroces dont ils ne pouvaient éviter de devenir la proie ; tous également pénétrés du sentiment commun d'une terreur funeste, tous également pressés par la nécessité, n'ont-ils pas...
Page 129 - Aussi le premier trait de l'homme qui commence à se civiliser, est l'empire qu'il sait prendre sur les animaux ; et ce premier trait de son intelligence devient ensuite le plus grand caractère de sa puissance sur la Nature; car ce n'est qu'après se les être soumis qu'il a par leur secours changé la face de la Terre, converti les déserts en guérets et les bruyères en épis. En multipliant les espèces utiles d'animaux , l'homme augmente sur la Terre la quantité de mouvement et de vie, il...

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