Oeuvres complètes de Buffon: avec les descriptions anatomiques de Daubenton, son collaborateur, Volume 24, Part 9

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Verdière et Ladrange, 1827 - Natural history
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Page 8 - Voyez ces plages désertes, ces tristes contrées où l'homme n'a jamais résidé : couvertes, ou plutôt hérissées de bois épais et noirs dans toutes les parties élevées, des arbres sans écorce et sans cime, courbés, rompus...
Page 13 - ... l'homme ne craindra plus l'aspect de l'homme, le fer homicide n'armera plus sa main ; le feu dévorant de la guerre ne fera plus tarir la source des générations ; l'espèce humaine, maintenant affaiblie, mutilée, moissonnée dans sa fleur, germera de nouveau et se multipliera sans nombre ; la nature, accablée sous le poids des fléaux, stérile, abandonnée, reprendra bientôt avec une nouvelle vie son ancienne fécondité ; et nous, Dieu bienfaiteur, nous la seconderons, nous la cultiverons,...
Page 6 - ... l'étendue de la mer est aussi grande que celle de la terre ; ce n'est point un élément froid et stérile, c'est un nouvel empire aussi riche , aussi peuplé que le premier. Le doigt de Dieu a marqué leurs confins...
Page 12 - Cependant il ne règne que par droit de conquête ; il jouit plutôt qu'il ne possède, il ne conserve que par des soins toujours renouvelés. S'ils cessent , tout languit , tout s'altère, tout change , tout rentre sous la main de la nature : elle reprend ses droits , efface...
Page 14 - U w individu , de quelque espèce qu'il soit , n'est rien dans l'univers; cent individus, mille ne sont encore rien : les espèces sont les seuls êtres de la Nature; êtres perpétuels, aussi anciens, aussi permanents qu'elle; que pour mieux juger nous ne considérons...
Page 9 - Nulle route, nulle communication, nul vestige d'intelligence dans ces lieux sauvages ; l'homme obligé de suivre tes sentiers de la bête farouche, s'il veut les parcourir ; contraint de veiller sans cesse pour éviter d'en devenir la proie; effrayé de leurs rugissements, saisi du silence même de ces profondes solitudes , il rebrousse chemin , et dit : la nature brute est hideuse et mourante; c'est moi...
Page 13 - Grand Dieu! dont la seule présence soutient la nature et maintient l'harmonie des lois de l'univers; vous qui du trône immobile de l'empyrée, voyez rouler sous vos pieds toutes les sphères célestes sans choc et sans confusion ; qui du sein du repos, reproduisez à chaque instant leurs mouvements immenses, et seul régissez dans une paix profonde ce nombre infini de cieux et de mondes; rendez, rendez enfin le calme à la terre agitée!
Page 8 - ... des premiers, pour pourrir sur des monceaux déjà pourris, étouffent, ensevelissent les germes prêts à éclore. La Nature qui partout ailleurs brille par sa jeunesse...
Page 53 - Ils cherchent les bois les plus épais, ils gagnent les solitudes les plus profondes, pour se livrer sans témoins, sans trouble et sans réserve à toutes les impulsions de la nature ; elles sont d'autant plus vives et plus durables...
Page 75 - Asie; ils y sont aussi moins défiants , moins sauvages , moins retirés dans les solitudes : il semble qu'ils connaissent l'impéritio et le peu de puissance des hommes auxquels ils ont affaire dans cette partie du monde ; ils viennent tous les jours et sans aucune crainte jusqu'à leurs habitations...

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