Oeuvres complètes de P. Corneille: suivies des oeuvres choisies de Th. Corneille, avec des notes de tous les commentateurs, Volume 2

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Firmin Didot Frères, 1843
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Page 20 - Ils agissent en nous quand nous pensons agir. Alors qu'on délibère, on ne fait qu'obéir; Et notre volonté n'aime, hait, cherche, évite, Que suivant que d'en haut leur bras la précipite. D'un tel aveuglement daignez me dispenser. Le ciel , juste à punir, juste à récompenser, Pour rendre aux actions leur peine ou leur salaire, Doit nous offrir son aide , et puis nous laisser faire.
Page 463 - Je sais ce que je vaux, et crois ce qu'on m'en dit. Pour me faire admirer je ne fais point de ligue : J'ai peu de voix pour moi, mais je les ai sans brigue...
Page 583 - Cela aiderait à tromper l'auditeur, qui ne voyant rien qui lui marquât la diversité des lieux, ne s'en apercevrait pas, à moins d'une réflexion malicieuse et critique, dont il y en a peu qui soient capables, la plupart s'attachant avec chaleur à l'action qu'ils voient représenter.
Page 290 - Ah! ma fille, à ces pleurs laisse mes yeux ouverts. Mon deuil est raisonnable, encor qu'il soit extrême; Et, lorsque pour toujours on perd ce que je perds, La sagesse, crois-moi, peut pleurer elle-même...
Page 84 - Lorsque deux factions divisent un empire, Chacun suit au hasard la meilleure ou la pire, Suivant l'occasion ou la nécessité Qui l'emporte vers l'un ou vers l'autre côté. Le plus juste parti, difficile à connaître, Nous laisse en liberté de nous choisir un maître ; Mais quand ce choix est fait, on ne s'en dédit plus.
Page 106 - ... j'aime mieux qu'on me reproche d'avoir fait mes femmes trop héroïnes, par une ignorante et basse affectation de les faire ressembler aux originaux qui en sont venus jusqu'à nous, que de m'entendre louer d'avoir efféminé mes héros par une docte et sublime complaisance au goût de nos délicats, qui veulent de l'amour partout, et ne permettent qu'à lui de faire auprès d'eux la bonne ou mauvaise fortune de nos ouvrages.
Page 264 - Que tout meure avec moi , madame: que m'importe ' Qui foule après ma mort la terre qui me porte? Sentiront-ils percer par un éclat nouveau, Ces illustres aïeux, la nuit de leur tombeau?
Page 463 - J'arrache quelquefois leurs applaudissements; Là, content du succès que le mérite donne, Par d'illiititres avis je n'éblouis personne; Je satisfais ensemble et peuple et courtisans , Et mes vers en tous lieux sont mes seuls partisans : Par leur seule beauté ma plume est estimée : Je ne dois qu'à moi seul toute ma renommée • ; Et pense toutefois n'avoir point de rival A qui je fasse tort en le traitant d'égal.
Page 477 - Comme il a ridé mon front Le même cours des planètes Règle nos jours et nos nuits ; On m'a vu ce que vous êtes : Vous serez ce que je suis. Cependant j'ai quelques charmes Qui sont assez éclatants, Pour n'avoir pas trop d'alarmes De ces ravages du temps.
Page 577 - ... au spectateur, ou par une narration, ou par quelque autre adresse de l'art ; surtout il doit se souvenir que les unes et les autres doivent avoir une telle liaison ensemble que les dernières soient produites par celles qui les précèdent, et que toutes aient leur source dans la protase que doit fermer le premier acte.

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