Oeuvres de Crébillon, Volume 1

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A. A. Renouard, 1818 - Drama - 411 pages
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Page 137 - Je voudrais me venger, fût-ce même des dieux. Du plus puissant de tous j'ai reçu la naissance; Je le sens au plaisir que me fait la vengeance.
Page 358 - N'ont pu vous regarder comme un père pour eux. Heureux, quand votre main vous immoloit un traître, De n'avoir point versé le sang qui m'a fait naître; Que la nature ait pu, trahissant ma fureur, Dans ce moment affreux s'emparer de mon...
Page 202 - Monstre que les enfers ont vomi sur la terre , Assouvis la fureur dont ton cœur est épris ; Joins un malheureux père à son malheureux fils ; A ses mânes sanglants donne cette victime , Et ne t'arrête point au milieu de ton crime. Barbare , peux-tu bien m'épargner en des lieux Dont tu viens de chasser et le jour et les dieux ? ATRÉE.
Page 224 - Et de ma main encore il ose disposer ! Cet hymen sans horreur se peut-il proposer? Vous m'aimâtes; pourquoi ne vous suis-je plus chère? Ah ! je ne vous hais point ; et , malgré ma misère , Malgré les pleurs amers dont j'arrose ces lieux. Ce n'est que du tyran que je me plains aux dieux. Pour me faire oublier qu'on m'a ravi mon père , Faites-moi souvenir que vous êtes ma mère?
Page 295 - Vous verrai-je toujours , les yeux baignés de larmes , Par d'éternels transports remplir mon cœur d'alarmes? Le sommeil en ces lieux verse en vain ses pavots ; La nuit n'a plus pour vous ni douceur, ni repos.
Page 333 - Lève-toi : c'en est trop. Puisque je te pardonne , Que servent les regrets où ton cœur s'abandonne ? Va , ce n'est pas à nous que les dieux ont remis Le pouvoir de punir de si chers ennemis. Nomme-moi les climats où tu souhaites vivre : Parle , dès ce moment je suis prête à te suivre , Sûre que les remords qui saisissent ton cœur Naissent de ta vertu plus que de ton malheur.
Page 348 - Peu touché de l'espoir des plus rares bienfaits, A vos offres, seigneur, toujours plus inflexible, Hiéron n'a fait voir qu'un cœur incorruptible ; Soit qu'il veuille en effet signaler son devoir, Ou soit qu'à plus haut prix il mette son pouvoir. Trop instruit qu'il peut seul vous servir ou vous nuire , Je n'ai rien oublié , seigneur , pour le séduire. PHARASMANE. Hé bien...
Page 223 - N'accusez donc que vous, princesse inexorable. Je fléchissois un roi de son pouvoir jaloux ; Un héros , par mes soins , devenoit votre époux ; Je voulois , par l'hymen d'Itys et de ma fille, Voir rentrer quelque jour le sceptre en sa famille : Mais l'ingrate ne veut que nous immoler tous. < Je ne dis plus qu'un mot : Itys brûle pour vous ; Ce jour même à son sort vous devez être unie ; Si vous n'y souscrivez , c'est fait de votre vie.
Page 42 - Rois ; j'ai vu naître pour ainsi dire sa gloire j je l'ai vue chaque jour prendre un nouvel éclat; et je la vois enfin consommée par le don d'une paix qui ne peut être envisagée sans admiration , ni oubliée sans ingratitude. Je suis avec le plus profond respect, et la plus parfaite soumission , SIRE, DE VOTRE MAJESTÉ, Le très humble , très obéissant et très fidèle sujet et serviteur, PROSPEH JOLYOT DE CRÉBILLON.
Page 331 - Victime d'un cruel contre vous conjuré, Triste objet d'un amour jaloux, désespéré, Que ma rage a poussé jusqu'à la barbarie, Après tant de fureurs, est-ce vous, Zénobie ? ZÉNOBIE.

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