Oeuvres de P. Corneille: avec les notes de tous les commentateurs, Volume 8

Front Cover
Lèfevre, 1824
0 Reviews
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Selected pages

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 13 - ... j'aime mieux qu'on me reproche d'avoir fait mes femmes trop héroïnes, par une ignorante et basse affectation de les faire ressembler aux originaux qui en sont venus jusqu'à nous, que de m'entendre louer d'avoir efféminé mes héros par une docte et sublime complaisance au goût de nos délicats, qui veulent de l'amour partout l8, et ne permettent qu'à lui de faire auprès d'eux la bonne ou mauvaise fortune de nos ouvrages.
Page 197 - Allons presser Galba pour son juste supplice. Du courroux à l'amour si le retour est doux, On repasse aisément de l'amour au courroux •. 1 Aucun personnage n'agit dans la pièce, un subalterne apprend à Camille que quinze ou vingt soldats...
Page 119 - Je les voyais tous trois se hâter sous un maître Qui, chargé d'un long âge, a peu de temps à l'être, Et tous trois à l'envi s'empresser ardemment A qui dévorerait ce règne d'un moment.
Page 12 - J'accorde qu'au lieu d'envoyer du poison à Sophonisbe, Massinisse devait soulever les troupes qu'il commandait dans l'armée, s'attaquer à la personne de Scipion, se faire blesser par ses gardes, et tout percé de leurs coups, venir rendre les derniers soupirs aux pieds de cette princesse : c'eût été un amant parfait, mais ce n'eût pas été Massinisse.
Page 335 - L'amour chez Attila n'est pas un bon suffrage ; Ce qu'on m'en donnerait me tiendrait lieu d'outrage Et tout exprès ailleurs je porterais ma foi , De peur qu'on n'eût par là trop de pouvoir sur moi. Les femmes qu'on adore usurpent un empire Que jamais un mari n'ose ou ne peut dédire : C'est au commun des rois à se plaire en leurs fers , Non à ceux dont le nom fait trembler l'univers.
Page 355 - Ne me commandez point de peindre un si grand roi : Ce que j'en ai vu passe un homme tel que moi; Mais je ne puis, Seigneur, m'empêcher de vous dire Combien son jeune prince est digne qu'on l'admire'.
Page 6 - Depuis trente ans que M. Mairet a fait admirer sa Sophonisbe sur notre théâtre, elle y dure encore; et il ne faut point de marque plus convaincante de son mérite que cette durée, qu'on peut nommer une ébauche ou plutôt des arrhes de l'immortalité qu'elle assure à son illustre auteur; et certainement il faut avouer qu'elle a des endroits inimitables et qu'il serait dangereux de retâter après lui. Le démêlé de Scipion avec Massinisse, et les désespoirs de ce prince, sont de ce nombre...
Page 72 - Carthage ne parloient eux-mêmes ; Corneille , « qui presque seul a le bon goût de l'antiquité, a eu le malheur de « ne plaire pas à notre siècle pour être entré dans le génie de ces « nations, et avoir conservé à la fille d'Asdrubal son véritable ca
Page 151 - Son choix seul distribue États et dignités. Du timon qu'il embrasse il se fait le seul guide, Consulte et résout seul, écoute et seul décide; Et, quoi que nos emplois puissent faire du bruit.
Page 293 - SCÈNE IV AGLATIDE -MANDANE AGLATIDE Vous pourrez-vous résoudre à payer pour ce frère, Madame, et de deux rois daignant en choisir un. Me donner en sa place, ou le plus importun, Ou le moins digne de vous plaire? MANDANE Hélas ! AGLATIDE Je n'entends pas des mieux Comme il faut qu'un hélas s'explique ; Et lorsqu'on se retranche au langage des yeux, Je suis muette à la réplique*.

Bibliographic information