Les plaideurs. Britannicus. Bérénice. Bajazet. Mithridate

Front Cover
Firmin Didot frères, 1854
0 Reviews
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 185 - Seigneur, j'ai tout prévu pour une mort si juste : Le poison est tout prêt. La fameuse Locuste A redoublé pour moi ses soins officieux : Elle a fait expirer un esclave à mes yeux; Et le fer est moins prompt, pour trancher une vie-, Que le nouveau poison que sa main me confie.
Page 108 - Je ne m'étois chargé , dans cette occasion , Que d'excuser César d'une seule action : Mais puisque , sans vouloir que je le justifie , Vous me rendez garant du reste de sa vie , Je répondrai , Madame , avec la liberté D'un soldat qui sait mal farder la vérité.
Page 181 - Soutenir vos rigueurs par d'autres cruautés, Et laver dans le sang vos bras ensanglantés. Rritannicus mourant excitera le zèle De ses amis, tout prêts à prendre sa querelle. Ces vengeurs trouveront de nouveaux défenseurs, Qui, même après leur mort, auront des successeurs; Vous allumez un feu qui ne pourra s'éteindre. Craint de tout l'univers, il vous faudra tout craindre, Toujours punir, toujours trembler dans vos projets, Et pour vos ennemis compter tous vos sujets.
Page 216 - Il y avait longtemps que je voulais essayer si je pourrais faire une tragédie avec cette simplicité d'action qui a été si fort du goût des anciens. Car c'est un des premiers préceptes qu'ils nous ont laissés : « Que ce que vous ferez, dit Horace, soit toujours simple et ne soit qu'un.
Page 392 - Ma rivale est ici : suis-moi sans différer ; dans les mains des muets viens la voir expirer, et libre d'un amour à ta gloire funeste, viens m'engager ta foi : le temps fera le reste.
Page 253 - N'at-il que des États qu'il me puisse donner? Depuis quand croyez-vous que ma grandeur me [touche? Un soupir, un regard, un mot de votre bouche, Voilà l'ambition d'un cœur comme le mien. Voyez-moi plus souvent et ne me donnez rien.
Page 238 - De cette nuit, Phénice, as-tu vu la splendeur? Tes yeux ne sont-ils pas tout pleins de sa grandeur ? Ces flambeaux, ce bûcher, cette nuit enflammée, Ces aigles, ces faisceaux, ce peuple, cette armée Cette foule de rois, ces consuls, ce sénat, Qui tous de mon amant empruntaient leur éclat...
Page 485 - Dont la cause à jamais s'éloignait de ma vue , Vos détours l'ont surpris , et m'en ont convaincue. Je vous l'ai confessé , je le dois soutenir : En vain vous en pourriez perdre le souvenir; Et cet aveu honteux où vous m'avez forcée...
Page 88 - ... que diraient Homère et Virgile, s'ils lisaient ces vers? que dirait Sophocle, s'il voyait représenter cette scène?
Page 216 - Ce n'est point une nécessité qu'il y ait du sang et des morts dans une tragédie; il suffit que l'action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s'y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de...

Bibliographic information