Paris pendant la révolution d'après les rapports de la police secrète 1789-1800: Affaires sociales

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Page 343 - Les inspecteurs déclarent que dans les rues on rencontre beaucoup de personnes qui tombent de défaillance et d'inanition.... Ils ne cèlent pas que tous les fléaux réunis annoncent une fermentation sourde dont les malveillants ne manqueront pas de profiter pour égarer le peuple et le porter à des mouvements dangereui qu'il devient très-urgent de prévenir, etc.
Page 211 - La foule croît de jour en jour aux portes des boulangers. Ces rassemblements prennent quelquefois des caractères effrayants ; l'esprit public s'y corrompt, car on y tient les propos les plus inciviques. » Certaines denrées, comme le sucre et le savon, manquent absolument presque partout.
Page 51 - Un décret établit une taxe extraordinaire de guerre, qui sera payable en assignats , à raison de vingt livres pour chaque vingt sous de contribution foncière. La session de la convention nationale est close. Un décret prononce l'abolition de la peine de mort, à dater du jour de la publication de la paix générale, et annule les procédures pour faits purement relatifs à la révolution.
Page 418 - Le premier terme de proportion sera fixé a l'époque où il ya eu deux milliards d'assignats en circulation, et les paiements seront élevés d'un quart au-dessus de la valeur nominale des assignats...
Page 34 - C'est là que des escroes de profession lèvent chaque jour un impôt onéreux sur la classe indigente du peuple ; chaque jour voit naître les scènes les plus affligeantes. On voit une mère éplorée, suivie de ses enfants à qui la faim arrache des cris plaintifs, venir au milieu de la nuit chercher son mari qu'on a dépouillé du fruit de son travail et qui n'a plus que de stériles larmes à leur offrir. C'est là que le défenseur de la patrie, oubliant l'honorable fonction qui lui est confiée,...
Page 111 - On n'étale plus que des livres obscènes dont les titres et les estampes repoussent également la pudeur et le bon goût ; l'on vend ces monstruosités partout sur des mannes, le long des ponts, à la porte des spectacles, sur les boulevards. Le poison n'est pas cher : dix sous le volume. Toutes les productions du libertinage, et les plus licencieuses, renchérissent les unes sur les autres et ont attaqué sans frein et sans crainte l'honnêteté publique. On...
Page 113 - Paris d'une partie des prostituées qui l'infestent; mais il sera toujours presque impossible de rappeler et maintenir les bonnes mœurs dans une population amoncelée où chaque individu, pour ainsi dire, inconnu de tous les autres se cache dans la foule, et n'a à rougir aux yeux de personne; et où le peuple, éloigné de ses magistrats par sa propre masse, ne songe à eux qu'avec la crainte dans le cœur, ou la satire dans la bouche.
Page 26 - Tout citoyen est tenu de rétablir et de défendre, dans la Constitution de 1793, la volonté et le bonheur du peuple.
Page 340 - Paris sous sa forme la plus hideuse... » — 3 mai : « la distribution se fait toujours mal.. .Une femme, à la vue de son mari exalté et de ses quatre enfants sans pain depuis deux jours, s'est traînée dans le ruisseau en se cognant la tête et s'arrachant les cheveux ; puis elle s'est relevée furieuse comme pour aller se jeter à l'eau...
Page 27 - Analyse de la doctrine de Babeuf, tribun du peuple, proscrit par le Directoire fxécutif, pour avoir dit la vérité.

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