Pascalis: étude sur la fin de la Constitutuion provençale, 1787-1790

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P 324
Gaudemar,Balthasard Etienne Nicolas ( de riez ), conseiller à la cour des comptes, aides et finances de Provence, le 23 fev 1788 (cour dissoute en 1789)

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Page 48 - Cependant c'est une belle chose de voir le compère Cardeur et le menuisier Gaillard avec la robe rouge, comme un président, donner des arrêts et aller les premiers à l'offrande. Vous ne voyez pas cela à Paris.
Page 55 - ... payer davantage ; et il vient toujours dans l'esprit de leur ôter ce gouvernement même qui produit ce bien qui se communique, qui se répand au loin , et dont il vaudroit bien mieux jouir.
Page 207 - Qu'arrive-t-il? que dans tous les états où l'on détruit ainsi toute vie partielle , un petit état se forme au centre : dans la capitale s'agglomèrent tous les intérêts; là vont s'agiter toutes les ambitions; le reste est immobile. Les individus, perdus dans un isolement contre nature, étrangers au lieu de leur naissance, sans contact avec le passé, ne vivant que dans un présent rapide , et jetés comme des atomes sur une plaine immense et nivelée , se détachent d'une patrie qu'ils n'aperçoivent...
Page 59 - Il faut vouloir être le père, et non le » maître. Il ne faut pas que tous soient à un seul ; » mais un seul doit être à tous pour faire leur •
Page 226 - J'ajouterai pour dernier trait à ce tableau, que je ne fais encore que crayonner, que si la France veut exposer les provinces, qui jusqu'à présent ont pu opposer une résistance courageuse aux entreprises des agents du pouvoir exécutif, à perdre peu à peu cette force qui a si utilement servi la nation ellemême, il n'ya qu'à morceler les provinces d'Etats, et surtout la...
Page 211 - Il est assez remarquable que l'uniformité n'ait jamais rencontré plus de faveur que dans une révolution faite au nom des droits et de la liberté des hommes. L'esprit systématique s'est d'abord extasié sur la symétrie.
Page 208 - Fut-ce un très-grand malheur que la perte des anciennes libertés communales ? Je le crois ; je crois que si elles avaient pu subsister et s'adapter au cours des choses , les institutions , l'esprit politique de la France y auraient gagné. Cependant il ya un pays où , malgré les nombreuses et importantes modifications amenées par le temps , les anciennes communes se sont perpétuées, et ont continué d'être les éléments fondamentaux de la société : c'est la Hollande et la Belgique. En...
Page 83 - En Languedoc, de même qu'en Provence, la haute bourgeoisie se distinguait à peine de la noblesse ; les bourgeois, depuis un temps immémorial, et sans qu'ils eussent besoin pour. cela de dispense ni de concession expresse, pouvaient acquérir et posséder en toute franchise des terres nobles. Toulouse, avec ses vingt-quatre consuls, auxquels on donnait vulgairement le nom plus ancien de capitouls, fut l'une des cités municipales qui eurent le plus de grandeur et d'éclat. « Etre élu consul ou...
Page 201 - Nos ancêtres du moyen âge avaient, il faut le reconnaître, quelque chose qui nous manque aujourd'hui, cette faculté de l'homme politique et du citoyen qui consiste à savoir nettement ce qu'on veut, et à nourrir en soi des volontés longues et persévérantes.
Page 30 - États particuliers, constitutions municipales, tout ce qu'avaient stipulé comme droits les pays agrégés à la couronne, tout ce qu'avait créé la bourgeoisie dans son âge héroïque, fut refoulé par lui plus bas que jamais. Il y eut là des souffrances plébéiennes, souffrances malheureusement nécessaires, mais que cette nécessité ne rendait pas moins vives, et qui accompagnèrent de crise en crise l'enfantement de la centralisation moderne.

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