Poésies, Part 1

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Popular passages

Page 9 - Dont le bruit apaisé semble un chant merveilleux, A l'heure où le grand soleil tombe '... Il ya de plus dans ces deux volumes nombre de pièces qui, de toute éternité, semblent destinées à figurer dans les anthologies : Sur la Falaise : Les papillons bleus, les papillons blancs Sur les prés mouillés et les blés tremblants Vont battant des ailes.
Page 39 - La vie Flétrit chaque jour sous nos yeux Toute la beauté qui convie Le cœur à la fête des cieux. Ce pauvre cœur en vain réclame L'éternité pour ses amours. — Nous n'avons pas même assez d'âme Pour aimer et souffrir toujours.
Page 19 - Et moi, je m'étais fjit une habitude exquise De vous attendre au seuil de la petite église Où votre âme peut-être avait prié pour moi. Vous vous faisiez attendre, et c'était un émoi Délicieux de voir dans la chapelle sombre Votre visage aimé se détacher de l'ombre Lentement. La foi pure illuminait vos yeux De je ne sais quel feu chaste et mystérieux ; Mais vous n'aviez pour moi ni reproches ni plaintes, Et vous me pardonniez, comme auraient fait les saintes, De ne jamais plier les genoux...
Page 152 - Mais combien malheureux celui qui, comme moi, Brise à moitié le joug, et guérit de la foi Sans guérir du besoin généreux du martyre...
Page 18 - La chapelle est tapie au creux d'un grand rocher. La croix de fer doré brille en haut du clocher, Le porche en bois est plein de sculptures antiques, Où des saints douloureux et des anges mystiques Charment les cœurs dévots depuis quatre cents ans.
Page 1 - ... voguent les nuées, ces grises et informes filles de l'air, qui, de la mer , avec des seaux de brouillard , puisent l'eau, la traînent à grand'peine et la laissent retomber dans la mer, besogne triste et fastidieuse et inutile, comme ma propre vie.
Page 19 - Où votre âme peut-être avait prié pour moi. Vous vous faisiez attendre, et c'était un émoi Délicieux de voir dans la chapelle sombre Votre visage aimé se détacher de l'ombre Lentement. La foi pure illuminait vos yeux De je ne sais quel feu chaste et mystérieux ; Mais vous n'aviez pour moi ni reproches ni plaintes, Et vous me pardonniez, comme auraient fait les saintes, De ne jamais plier les genoux devant Dieu. Or, ces dimanches-là, quand le ciel était bleu, Ensemble nous allions à....
Page 32 - ... poésie romantique; ni rien non plus, nous le verrons, qui ait séduit davantage, à 1. Je fais allusion par ces mots à une belle pièce de Tennyson, qui porte précisément le titre de : Tears, idle tears, et que M. Paul Bourget, dans un de ses premiers recueils, a heureusement paraphrasée : Quand tes yeux s'ouvriront sur un beau paysage Si le ravissement te...
Page 80 - Vous qui luirez toujours, étoiles immobiles, Clartés dont la douceur étonne les enfants, Nous voyez-vous, nous tous qui souffrons dans les villes? Entendez-vous les voix qui pleurent dans les champs? Merveilleux univers sourd à l'homme qui pense, Ton espace infini m'épouvante, et j'ai peur De son immensité moins que de son silence, Gouffre où nous n'entendons battre que notre cœur.
Page 72 - II veut, pour accomplir ses travaux glorieux, De forts lutteurs, toujours pensifs et sérieux, Qui chérissent le Beau d'une immense tendresse.

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