Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et la versification de Ronsard

Front Cover
Charpentier et cie, 1885 - 396 pages
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 100 - Par toy je plais, et par toy je suis leu; C'est toy qui fais que Ronsard soit esleu Harpeur François, et quand on le rencontre, Qu'avec le doigt par la rue on le monstre.
Page 293 - Pour piller un butin de bien peu de valeur, Combien de feux, de fers, de morts, et de détresses Mérites-tu, meschant, pour tuer nos Déesses?
Page 97 - Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avoit desclose Sa robe de pourpre au soleil A point perdu ceste vesprée Les plis de sa robe pourprée, Et son teint au vostre pareil.
Page 51 - Parque t'a tuée, et cendre tu reposes. Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs, Afin que vif et mort ton corps ne soit que roses.
Page 25 - TV^ARIE, levez-vous, vous estes paresseuse, Ja la gaye alouette au ciel a fredonné, Et ja le rossignol doucement jargonné, Dessus l'espine assis, sa complainte amoureuse. Sus debout, allons voir l'herbelette perleuse, Et vostre beau rosier de boutons couronné, Et vos œillets mignons ausquels aviez donné Hier au soir de l'eau d'une main si songneuse.
Page 300 - A fin de voir au soir les Nymphes et les Fées Danser dessous la lune en cotte...
Page 353 - Ont acquis à leurs fils une si belle terre ? Que diront tant de Ducs et tant d'hommes guerriers Qui sont morts d'une playe au combat les premiers, Et pour France ont souffert tant de labeurs extrêmes, La voyant aujourd'huy destruire par soy-mesmes?
Page 62 - Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle, Desja sous le labeur à demy sommeillant, Qui au bruit de mon nom ne s'aille resveillant, Benissant vostre nom de louange immortelle. Je seray sous la terre, et, fantosme sans os, Par les ombres myrteux je prendray mon repos : Vous serez au fouyer une vieille accroupie, Regrettant mon amour et vostre fier desdain. Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain : Cueillez dès aujourd'huy les roses de la vie.
Page 293 - Ce ne sont pas des bois que tu jettes à bas; Ne vois-tu pas le sang, lequel dégoutte à force Des Nymphes qui vivaient dessous la dure écorce?
Page 293 - Son mastin à ses pieds, à son flanc la houlette, Ne dira plus l'ardeur de sa belle Janette. Tout deviendra muet...

Bibliographic information