Portraits du grand siècle

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É. Perrin, 1885 - France - 463 pages
 

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Page 203 - Vous devez donc être persuadé que les rois sont seigneurs absolus, et ont naturellement la disposition pleine et libre de tous les biens qui sont possédés, aussi bien par les gens d'Église que par les séculiers, pour en user en tout temps comme de sages économes (I, 301).
Page 214 - Quand on a l'État en vue, on travaille pour soi ; le bien de l'un fait la gloire de l'autre : quand le premier est heureux, élevé et puissant, celui qui en est cause en est glorieux, et par conséquent doit plus goûter que ses sujets, par rapport à lui et à eux, tout ce qu'il ya de plus agréable dans la vie.
Page 213 - Rien n'est si dangereux que la faiblesse, de quelque nature qu'elle soit. Pour commander aux autres, il faut s'élever au-dessus d'eux ; et après avoir entendu ce qui vient de tous les endroits...
Page 213 - ... se doit déterminer par le jugement, qu'on doit faire sans préoccupation, et pensant toujours à ne rien ordonner ni exécuter qui soit indigne de soi, du caractère qu'on porte, ni de la grandeur de l'Etat.
Page 418 - Lisieux a à laquelle il ne s'attendait pas. Il l'alla voir à Rambouillet. Il ya au pied du château une fort grande prairie, au milieu de laquelle par une bizarrerie de la nature, se trouve comme un cercle de grosses roches, entre lesquelles s'élèvent de grands arbres qui font un ombrage très agréable.
Page 217 - Ainsi on pourrait dire, qu'en se dispensant également d'observer les traités à la rigueur, on n'y contrevient pas, parce qu'on n'a point pris à la lettre les paroles des traités, quoiqu'on ne puisse employer que celles-là, comme il se fait dans le monde pour celles dus compliments, absolument nécessaires pour vivre ensemble, mais qui n'ont qu'une signification bien au-dessous de ce qu'elles sonnent.
Page 203 - En second lieu , il est bon que vous apprer niez, que ces noms mystérieux de franchises et de libertés de l'église, dont on prétendra peutêtre vous éblouir, regardent également tous les fidèles, soit laïques, soit tonsurés, qui sont...
Page 199 - ... moins présomption que sottise, et encore moins vanité, dont il n'avoit aucune. Le rare est que le grand ressort de la tendre affection du Roi pour lui étoit cette incapacité même. Il l'avouoit au Roi à chaque pas, et le Roi se complaisoit à le diriger et à l'instruire; en sorte qu'il étoit jaloux de ses succès comme du sien propre, et qu'il en excusoit tout.
Page 422 - Lisieux (>) se retirât dans le sien. Il étoit dévot , grand prédicateur , et libre à dire la vérité. Il étoit le saint de la cour ; il avoit toujours appelé la Reine sa bonne fille , et la Reine avoit toute sa vie marqué l'estimer infiniment. Le feu cardinal , quoiqu'il ne l'aimât pas, à cause qu'il étoit bon...
Page 324 - Tes vers sont beaux quand tu les dis, Mais ce n'est rien quand je les lis ; Tu ne peux pas toujours en dire, Fais-en donc que je puisse lire.

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