Protogée ou De la formation et des révolutions du globe

Couverture
L. Langlois, 1859 - 138 pages
0 Avis
Les avis ne sont pas validés, mais Google recherche et supprime les faux contenus lorsqu'ils sont identifiés
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page xxxiii - C'est ainsi que sont nées les eaux de la mer,-_en dissolvant les sels contenus dans les scories de cette fusion immense. En outre, le bouillonnement de la matière incandescente a dû produire près de la circonférence des bulles ou cavités dont l'étendue et la grandeur étaient proportionnées à la quantité de matière en ébullition. Ces cavités, dans la période de refroidissement, se sont remplies d'air et d'eau, et, comme le refroidissement a amené d'inégales contractions de la croûte...
Page xviii - ... l'aide du mouvement des eaux? Et comment expliqueras-tu par les astres le grand nombre de feuilles fixées dans les pierres sur le haut des montagnes? Et l'algue, herbe marine entremêlée de coquilles et de sable, le tout pétrifié dans la même masse, avec des écrevisses de mer morcelées et mélangées à ces coquilles? Pour moi, il m'est impossible de ne pas y voir une preuve du séjour des eaux en ces lieux (2).
Page 23 - II fera, selon nous, une œuvre importante, celui qui comparera soigneusement les produits tirés du sein de la terre avec les produits des laboratoires; car alors brilleront à nos yeux les rapports frappants qui existent entre les produits de la nature et ceux de l'art. Bien que l'auteur inépuisable des choses ait en son pouvoir des moyens divers d'effectuer ce qu'il veut, il se plaît néanmoins dans la constance au milieu de la variété de ses œuvres; et c'est déjà un grand pas vers la connaissance...
Page 2 - L'auteur commence par attribuer au feu le rôle qui lui appartient dans la création. » Si, dit-il, les grands ossements de la terre, ces roches nues, ces impérissables silex, sont presque entièrement vitrifiés, cela ne prouve-t-il pas qu'ils proviennent de la fusion des corps, opérée par la puissante action du feu de la nature sur la matière encore tendre? » Rien de plus exact que l'explication suivante de la salure des mers...
Page xv - Ensuite elle jeta des feux, non pas continuels , mais qui brillaient par intervalles, toutes les fois que la flamme intérieure surmontait le. poids des eaux ; bientôt ce furent des pierres, même des rochers énormes qui furent lancés dans les airs, les uns encore intacts, les autres rongés et réduits à la légèreté de la pierre ponce. Enfin parut la cime brûlée d'une montagne dont la hauteur s'accrut insensiblement, et dont toutes les dimensions s'agrandirent au point de former une île....
Page xxi - comme aucuns disent que nature se joue à « faire quelque chose de nouveau 2 . » II ajoute : 1. En 1575, à Paris.— Venel : article Chimie de l'Encyclopédie. « Quand j'ai eu de bien près regardé aux for...
Page xxi - II ya bien peu d'hommes qui veulent croire ce que tu dis : parce qu'ils voudront s'arrester aux philosophes antiques. PRACTIQUE Tu diras ce que tu voudras : Mais si est ce que quand tu auras bien examiné toutes choses par les effets du feu, tu trouveras mon dire véritable, et me confesseras que le commencement et origine de toutes choses naturelles est eau : l'eau...
Page xv - On voyait la mer écumer pendant le jour et rejeter une noire fumée du fond de ses abîmes. Ensuite elle jeta des feux, non pas continuels , mais qui brillaient par intervalles, toutes les fois que la flamme...
Page xxii - Parquoy je maintiens que les poissons armez, et lesquels sont pétrifiez en plusieurs carrières, ont esté engendrez sur le lieu mesme, pendant que les rochers n'estoyent que de l'eau et de la vase, lesquels depuis ont esté pétrifiez avec lesdits poissons, comme tu entendras plus amplement cy-après, en parlant des rochers des Ardennes.
Page xxi - ... des deux bouts à la grand mer. Et aujourd'huy les navires de quelque grandeur qu'elles soyent, passent par là pour le plus court chemin de Bordeaux à la Rochelle, ou en Bretagne, en Flandres et en Angleterre : et au paravant il falloit tourner à l'entour de l'isle d'Oléron. Voilà un tesmoignage comment la mer, se diminuant d'une part, accroist d'autre part. Dont j'ay pris tesmoignage que le rocher qui est tout plein de diverses espèces de coquilles, a esté autrefois vases marins, produisans...

Informations bibliographiques