Qu'est-ce que la propriété?: Premier mémoire: Recherches sur le principe du droit et du Gouvernement ; Deuxième mémoire: Lettre a M. Blanqui sur la propriété

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Librairie Internationale, 1867 - 356 pages
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Page 37 - La propriété est le droit de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu'on n'en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements.
Page 131 - J'en fais le lecteur juge. Qu'est-ce que l'économie politique? C'est la science (accordons le mot) des comptes de la société, la science des LOIS GÉNÉRALES de la production, de la distribution et de la consommation des richesses.
Page 1 - L'Académie invite le titulaire à lui adresser tous les « ans, dans la première quinzaine de juillet, un exposé « succinct et raisonné des études diverses qu'il a faites « pendant l'année qui vient de s'écouler. » Je viens, messieurs, m'acquitter de ce devoir. Lorsque je sollicitai vos suffrages, j'exprimai hautement l'intention où j'étais de diriger mes études vers les moyens d'améliorer la condition physique, morale et intellectuelle de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre....
Page 13 - Qu'est-ce que l'esclavage ? et que d'un seul mot je répondisse : c'est l'assassinat, ma pensée serait d'abord comprise, je n'aurais pas besoin d'un long discours pour montrer que le pouvoir d'ôter à l'homme la pensée, la volonté, la personnalité est un pouvoir de vie et de mort, et que faire un homme esclave, c'est l'assassiner. Pourquoi donc à cette autre demande : Qu'est que la propriété ? ne puis-je répondre de même : c'est le vol...
Page 133 - fruit de son travail, » s'est trompée grossièrement; elle devait dire : La propriété est le droit de jouir et de disposer à son gré du bien d'autrui, du fruit de l'industrie et du travail d'autrui.
Page 223 - La possession individuelle (1) est la condition de la vie sociale ; cinq mille ans de propriété le démontrent : la propriété est le suicide de la société. La possession est dans le droit ; la propriété est contre le droit. Supprimez la propriété en conservant la possession ; et, par cette seule modification dans le principe, vous changerez tout dans les lois, le gouvernement, l'économie, les institutions : vous chassez le mal de la terre.
Page 74 - ... le fait de l'homme. A qui est dû « le fermage de la terre? au producteur de la terre, « sans doute. Qui a fait la terre ? Dieu. En ce cas, « propriétaire, retire-toi. « Mais le créateur de la terre ne la vend « pas, il la donne, et en la donnant il ne fait « aucune acception de personnes.
Page 52 - Besoins et moyens, droits et devoirs, dérivent de la faculté de vouloir. Si l'homme ne voulait rien, il n'aurait rien de tout cela. Mais avoir des besoins et des moyens, des droits et des devoirs, c'est avoir, c'est posséder quelque chose. Ce sont là autant d'espèces de propriétés, à prendre le mot dans sa plus grande généralité : ce sont des choses qui nous appartiennent.
Page 156 - ... 2° Le talent est une création de la société bien plus qu'un don de la nature; c'est un capital accumulé, dont celui qui le reçoit n'est que le dépositaire. Sans la société , sans l'éducation qu'elle donne et ses secours puissants, le plus beau naturel resterait, dans le genre même qui doit faire sa gloire, audessous des plus médiocres capacités.
Page 94 - Le capitaliste, dit-on, a payé les journées des ouvriers ; pour être exact, il faut dire que le capitaliste a payé autant de fois une journée qu'il a employé d'ouvriers chaque jour, ce qui n'est point du tout la même chose. Car, cette force immense qui résulte de l'union et de l'harmonie des travailleurs, de la convergence et de la simultanéité de leurs efforts, il ne l'a point payée.

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