Quand Simone Weil passa chez nous

Front Cover
Fayard/Mille et une nuits, Sep 15, 2010 - Fiction - 96 pages
0 Reviews
« La rencontre de Simone Weil – cette maladive et énergique jeune fille qui passa chez nous, dans la région stéphanoise, et fut des nôtres – compte parmi les plus mémorables que je dois au syndicalisme révolutionnaire. J’ai formé le projet périlleux de dire ce que fut sa vie quotidienne parmi nous pendant les trois ans où une chance insigne me permit de la connaître un peu. Pour répondre à quelques-uns qui me demandaient ce que fut cette rencontre, je suis resté longtemps dans une grande perplexité, face à des documents, épars, encore aujourd’hui, devant moi, et qui ne cessaient, textes et images, de refuser de vivre que pour vivre trop intensément, d’une vie qui me dépassait, et dont la puissance m’étranglait de paralysante émotion. » C’est par ces mots noués par la perte de la prof de philosophie et par le puissant souvenir d’elle que débute le récit de Jean Duperray. L’ancien instituteur raconte avec une grande pudeur le passage de Simone à Saint-Etienne (1932-1934) et l’impact de son étonnante présence volontariste sur les camarades ouvriers et mineurs, dont elle forçait l’admiration et l’inquiétude. L’écrivain a réussi à la faire revivre, le temps de quelques pages, avec une formidable justesse de style.

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

About the author (2010)

Jean Duperray est né à Coutouvre (Loire) le 9 avril 1910. Fils d’un instituteur et d’une couturière, il vécut son enfance et son adolescence dans les vallées industrielles du Gier et de Saint-Etienne. Lecteur acharné, communiste, il découvrit la littérature révolutionnaire avec Proudhon, Barbusse, Romain Roland, etc. Nommé instituteur à La Talaudière, autre milieu ouvrier et surtout mineur, il s’abonne à La Révolution prolétarienne, revue fondée par Pierre Monatte, journal syndicaliste et révolutionnaire. Il participe à tous les combats de la classe ouvrière. Sa rencontre avec la philosophe Simone Weil, de 1933 à 1936 le marque profondément.

Après la guerre, Duperray accomplit un énorme travail. Il écrit dans La Tour de feu, correspond avec Robert Lauzon, Albert Camus, Louis Lecoin. Il écrit cinq romans dont Dora, Providence et Harengs frits au sang.

Bibliographic information