Quatrième génération

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Grasset, Oct 31, 2007 - Fiction - 336 pages
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« Dans la famille toutes les femmes sont folles, de génération en génération. Lisa et moi on a respectivement hérité de maman les tendances suicidaires et la nymphomanie. Mais c’est pas génétique, c’est à cause des mensonges qu’on nous raconte depuis qu’on est toutes petites. » Quatre générations de femmes, une « folie » familiale qui se décline au féminin pluriel racontée du point de vue d’une jeune narratrice lucide et ironique sur une société qui laisse peu d’espace et de liberté aux marginaux. Elle même est marginale, tout comme ceux et celles qu’elle aime. Car Marion aime les femmes mais pas seulement, c’est plus compliqué que ça, le sexe et le genre. Au fil de ses aventures sentimentales et sexuelles, on découvre peu à peu des identités et des politiques peu connues, et qui interrogent la binarité des rapports masculin/féminin. Aux quatre générations de femmes de ce récit correspondent quatre générations de féminisme, dont la narratrice a hérité idéologiquement, tentant de se débrouiller au mieux des continuations et contradictions d’un même vaste mouvement politique. Raconter l’enfance, la politique féministe et le sexe de façon décomplexée, c’est ce qu’entreprend la narratrice en voyageant de Paris à San Francisco, dans ce texte qui tient du roman, du manifeste, de la chronique d’un univers alternatif et de mémoires.

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About the author (2007)

Wendy Delorme, 28 ans, est doctorante et enseignante en sciences humaines et sociales, elle est aussi comédienne burlesque, auteur et traductrice de guides d’éducation sexuelle, pin up alternative et performeuse dans des films X lesbiens et queer indépendants. Elle est une activiste féministe queer et appartient au genre « fem », soit « une gouine qui n’a rien contre les jupes, les talons hauts, le vernis à ongles et le maquillage. Voire éventuellement en surajoute. J’ai ça en commun avec les travestis et les drag queens de savoir qu’être une femme ça relève de la performance théâtrale, qu’on soit sur les planches d’un cabaret transformiste ou bien dans une salle de réunion à la Défense. Je sais que le matin (ou le soir) dans ma salle de bains je me fabrique, je me transforme en femme, parce qu’ être une femme, ce n’est pas seulement une question de biologie, c’est aussi une affaire de déguisement et de conviction. »

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