Quintilien, De institution de l'orateur, Volume 2

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Amable Leroy, 1812 - Rhetoric, Ancient
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Page 331 - un certain amas de pensées et d'expressions qui conspirent à faire sentir la même chose : car, encore que ni ces pensées ni ces expressions ne s'élèvent point par degrés, cependant l'objet se trouve grossi et comme haussé par l'assemblage même.
Page 333 - Je définis donc une sentence , une pensée morale qui est universellement vraie et louable , mcme hors du sujet auquel on l'applique. Tantôt elle se rapporte seulement à une chose , comme celle-ci : « Rien ne gagne tant les cœurs que la bonté. » Et tantôt à une personne , comme cette autre de Domitius Afer : « Un prince qui veut tout connaître, est dans la nécessité de pardonner bien des choses. » Quelques-uns ont dit que la sentence était une partie...
Page 333 - C'est pourquoi je crois devoir en distinguer les différentes espèces , et dire quelque chose de l'usage qu'on en peut faire. Les pensées brillantes ou solides les plus connues de l'antiquité , sont celles que les Grecs et les Latins appel*lent proprement des sentences. Encore que le mot...
Page 285 - Nous chargeons de plusieurs termes ce qu'un seul suffirait pour faire entendre. Nous croyons qu'il vaut mieux insinuer adroitement les choses que de les dire ouvertement. Le mot propre nous déplaît; rien ne nous paraît beau de ce qu'un autre eût dit comme nous. Les poètes les plus guindés sont ceux d'où nous empruntons des métaphores et des figures; et nous pensons avoir mis bien de l'esprit dans nos ouvrages quand il en faut beaucoup pour les comprendre. Les mots autorisés par l'usage ,...
Page 32 - Corneliis dicebatur, sequc eum tertium esse credebat post Suldifférence entre un personnage illustre et un homme obscur, un magistrat et un particulier, un père et un fils, un citoyen et un étranger, une personne libre et un esclave, un homme marié et un célibataire, un père de famille qui a des enfans, et celui qui a perdu les siens. Les inclinations ; en effet, l'avarice, la colère, la pitié, la cruauté, la sévérité, et autres penchans semblables, feront qu'on croira ou qu'on ne croira...
Page 132 - Dans les autres points du discours, l'orateur traitera chaque passion selon que le sujet la fera naître. Car, s'il m'en croit, il n'exposera jamais une chose horrible ou pitoyable sans exciter dans l'âme des juges un sentiment conforme; et, quand il s'agira de la qualité d'une action , à chaque preuve il pourra ajouter un sentiment. Mais, s'il plaide une cause qui soit chargée d'incidens ou de faits, il sera dans la nécessité de faire
Page 164 - Je ne m'étendrai pas davantage sur cet article ; il suf ût qu'on entende ce que je veux dire. On remarquera seulement que tous ces genres de plaisanterie sont souvent mêlés ensemble , et que le meilleur est celui qui est le plus composé. Les dissemblables se traitent de la même manière. Auguste , voyant un chevalier qui buvait au spectacle, lui envoya dire que, pour lui, quand il voulait dîner, il rentrait chez lui: C'est, répondit le chevalier, qu'Auguste ne craint pas de perdre sa place.
Page 263 - ... recevoir d'atteinte que dans le cas d'option. De plus , le point de droit que renferment ces lois est, ou reconnu de part et d'autre , ou controversé. S'il est reconnu , il...
Page 362 - Les travaux de la guerre à des arts plus tranquilles. Moins prompts sont les éclairs, et les vents moins agiles: Elle eût , des jeunes blés rasant les verts tapis , Sans plier leur sommet couru sur les épis; Ou, d'un pas suspendu sur les vagues profondes, De la mer en glissant eût effleuré les ondes, Et, d'un pied plus léger que l'aile des oiseaux, Sans mouiller sa chaussure eût volé sur les eaux.
Page 323 - Quintilien les réflexions suivantes : « Comment on peut amplifier ou diminuer les choses dont on parle. La première manière dépend du nom qu'on leur donne. Par exemple, lorsqu'en parlant d'un homme qui n'est que blessé, nous disons qu'il a été assassiné; ou d'un méchant homme, que c'est un brigand; et au contraire, d'un homme qui a fait violence à quelqu'un , qu'il l'a poussé ; ou de celui qui en a blessé un autre, qu'il l'a frappé. Cicéron nous donne un exemple de l'un et de l'autre...

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