Répertoire du Théâtre François: ou, Recueil des tragédies et comédies restées au théâtre depuis Rotrou pour faire suite aux éditions in-octavo de Corneille, Molière, Racine, Regnard, Crébillon, et au théâtre de Voltaire; avec des notices sur chaque auteur, et l'examen de chaque pièce, Volume 7

Front Cover
M. Petitot (Claude-Bernard), Claude Bernard Petitot
P. Didot l'ainé, chez Perlet, 1804 - French drama - 235 pages
0 Reviews
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 35 - Quel état, mon fils, que celui d'un homme qui, d'un trait de plume, se fait obéir d'un bout de l'univers à l'autre! Son nom, son seing n'a pas besoin, comme la monnaie d'un souverain, que la valeur du métal serve de caution à l'empreinte ; sa personne a tout fait ; il a signé, cela suffit.
Page 61 - Et puis-je savoir de vous un détail plus étendu de votre querelle et de ce qui l'a causée, enfin de tout ce qui s'est passé ? M. VANDERK FILS Ah ! comme j'ai fait ce que j'ai pu pour éviter votre présence ! M. VANDERK PÈRE Vous fait-elle du chagrin ? M. VANDERK FILS Ah ! jamais, jamais je n'ai eu tant besoin d'un ami, et surtout de vous. M. VANDERK PÈRE Enfin, vous avez eu dispute.
Page 34 - Le ciel a béni ma fortune, je ne peux pas être plus heureux, je suis estimé. Voici votre sœur bien établie; votre beau-frère remplit avec honneur une des premières places dans la robe. Pour vous, mon fils, vous serez digne de moi et de vos aïeux : j'ai déjà remis dans notre famille...
Page 70 - ... devenu? Cela me passe. Il ne sera jamais prêt. Il n'est pas habillé. Ah, que je suis fâchée de m'être embarrassée de sa montre! Je l'ai vu toute la nuit qui me disait «qu'à moi, qu'à moi...
Page 36 - ... audacieux font armer les rois; la guerre s'allume; tout s'embrase; l'Europe est divisée; mais ce négociant anglais, hollandais, russe ou chinois, n'en est pas moins l'ami de mon cœur; nous sommes, sur la superficie de la terre, autant de fils de soie qui lient ensemble les nations, et les ramènent à la paix par la nécessité du commerce. Voilà, mon fils, ce qu'est un honnête négociant.
Page 36 - Je ne connais que deux états au-dessus du commerçant (en supposant encore qu'il y ait quelque différence entre ceux qui font le mieux qu'ils peuvent dans le rang où le ciel les a placés), je ne connais que deux états, le magistrat qui fait parler les lois et le guerrier qui défend la patrie. M. Vanderk fils. — Je suis donc gentilhomme ! M . Vanderk père.
Page 92 - J'espère que j'ai un fils. M. D'ESPARVILLE PÈRE. Un fils ! Mais il est apparemment dans le commerce, dans un état tranquille ; mais le mien, le mien est dans le service; à l'instant que je vous parle, n'est-il pas occupé à se battre.
Page 80 - L'accommoder ! Tu ne connais pas toutes les entraves de l'honneur: où trouver son adversaire? Où le rencontrer à présent? Est-ce sur le champ de bataille que de pareilles affaires s'accommodent? Eh! n'est-il pas et contre les mœurs et contre les lois que je paraisse en être instruit?
Page 69 - Ma fille, celui qui compte sur un bonheur sans mélange, ne connaît ni la vie de l'homme, ni les desseins du ciel sur lui... Si le mariage expose à des peines cruelles, c'est aussi la source des plaisirs les plus doux. Où sont les exemples de l'intérêt pur et sincère, de la tendresse réelle, de la confiance intime, des secours continus, des satisfactions réciproques, des chagrins partagés, des soupirs entendus, des larmes confondues, si ce n'est dans le mariage ? Qu'est-ce que l'homme de...
Page 82 - Rendezvous au lieu où ils doivent se rencontrer : déguisez-vous de façon à n'être pas reconnu; tenez-vous-en le plus loin que vous pourrez : ne soyez, s'il est possible, reconnu en aucune manière. Si mon fils a le bonheur cruel de tuer son adversaire, montrez-vous alors; il sera agité, il...

Bibliographic information