Répertoire du Théâtre François: ou, Recueil des tragédies et comédies restées au théâtre depuis Rotrou pour faire suite aux éditions in-octavo de Corneille, Molière, Racine, Regnard, Crébillon, et au théâtre de Voltaire; avec des notices sur chaque auteur, et l'examen de chaque pièce, Volume 14

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M. Petitot (Claude-Bernard), Claude Bernard Petitot
P. Didot l'ainé, chez Perlet, 1804 - French drama
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Page 236 - Paris ! il m'ennuie à la mort , Et je ne vous fais pas un fort grand sacrifice En m'éloignant d'un monde à qui je rends justice ; Tout ce qu'on est forcé d'y voir et d'endurer Passe bien l'agrément qu'on peut y rencontrer. Trouver à chaque pas des gens insupportables , Des flatteurs , des valets , des plaisants détestables, Des jeunes gens d'un ton, d'une stupidité!.. Des femmes d'un caprice, et d'une fausseté!.. Des prétendus esprits souffrir la suffisance , Et la grosse...
Page 307 - Et réalisez-vous cet être imaginaire, Ce petit préjugé qui ne va qu'au vulgaire? Pour moi, je n'y crois pas : soit dit sans intérêt, Tout le monde est méchant, et personne ne l'est : On reçoit et l'on rend ; on est à peu près quitte. Parlez-vous des propos? comme il n'est ni mérite, Ni goût, ni jugement qui ne soit contredit, Que rien n'est vrai sur rien ; qu'importe ce qu'on dit?
Page 245 - Et le plaisir de faire une infidélité. Laissez la bergerie, et. sans trop de franchise. Soyez de votre siècle, ainsi que Cidalise : Ayez-la ; c'est d'abord ce que vous lui devez : Et vous l'estimerez après si vous pouvez.
Page 298 - Que dans ses procédés l'homme est inconséquent! On recherche un esprit dont on hait le talent : On applaudit aux traits du méchant qu'on abhorre; Et, loin de le proscrire, on l'encourage encore. Mais convenez aussi qu'avec ce mauvais ton, Tous ces gens, dont il est l'oracle ou le bouffon.
Page 229 - On ne peut, grace à vous, conserver un ami, On est tantôt au nord , et tantôt au midi : Quand je vous crois logé, j'y compte, je me lie Aux femmes de Madame, et je fais leur partie, J'ose même avancer que je vous fais honneur : Point du tout, on vous chasse, et votre serviteur.
Page 286 - Que j'étois pénétré ! que je la trouve belle ! Que cet air de douceur, et noble et naturelle, A bien renouvelé cet instinct enchanteur, Ce sentiment si pur, le premier de mon cœur ! Ma conduite à mes yeux me pénétre de honte.
Page 308 - Tout est indifférent pour les âmes sublimes. Le plaisir, dites-vous, y gagne ; en vérité, Je n'ai vu que l'ennui chez la méchanceté : Ce jargon éternel de la froide ironie, L'air de dénigrement, l'aigreur, la jalousie, Ce ton mystérieux, ces petits mots sans fin, Toujours avec un air qui...
Page 300 - D'un esprit raisonnable, et d'un cœur né sensible. Sans amis, sans repos, suspect et dangereux, L'homme frivole et vague est déja malheureux : Mais jugez avec moi combien l'est davantage Un méchant affiché , dont on craint le passage ; Qui traînant avec lui les rapports, les horreurs, L'esprit de fausseté, l'art affreux des noirceurs, Abhorré, méprisé, couvert d'ignominie, Chez les honnêtes gens demeure sans patrie. Voilà le vrai proscrit, et vous le connoissez, VA LE RE.
Page 425 - Il l'épouse. ROSETTE. Ah ! tant mieux ! la chose est plus honnête. JULIE. Honnête? ROSETTE. Je l'ai cru. JULIE. Je ne sais qui m'arrête... Mais non... le repentir me les rendra tous deux. Bientôt je les verrai, l'un de l'autre honteux, Confus , désabusés de leurs feux équivoques, M'apporter tristement leurs plaintes réciproques, Me conter leurs chagrins , dont je rirai bien fort, Et m'appeler en tiers pour maudire leur sort. Je les attends ; sur-tout cet orgueilleux Clitandre Qui veut me...
Page 313 - Ou sans cesse essuyer des scènes de dépit, Des fureurs sans amour, de l'humeur sans esprit Un amour-propre affreux, quoique rien ne soutienne... LISETTE. Au fond je ne vois pas ce qui la rend si vaine.

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