Répertoire du Théâtre François: ou, Recueil des tragédies et comédies restées au théâtre depuis Rotrou pour faire suite aux éditions in-octavo de Corneille, Molière, Racine, Regnard, Crébillon, et au théâtre de Voltaire; avec des notices sur chaque auteur, et l'examen de chaque pièce, Volume 11

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M. Petitot (Claude-Bernard), Claude Bernard Petitot
P. Didot l'ainé, chez Perlet, 1804 - French drama
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Page 191 - PASQUIN. Riche ? non , dieu merci ! Car c'est là quelquefois ce qui rabat sa gloire; Et tout son revenu , si j'ai bonne mémoire, Vient de sa pension et de son régiment: Mais il sait tous les jeux , et joue heureusement ; C'est par-là qu'il soutient un train si magnifique.
Page 237 - Pasquin lit la lettre.) LE COMTE, après avoir lu ce qu'il écrivait . Tu ne partiras point; et c'est une bassesse Dans les gens de mon rang d'outrer la politesse. Un homme tel que moi se feroit déshonneur Si sa plume à quelqu'un donnoit du Monseigneur.
Page 306 - Est-ce là le retour Dont vous payez mes soins? Suivi de ma famille, Dois-je venir ici vous présenter ma fille, Vous priant à genoux de vouloir l'accepter? Si tu te l'es promis, tu n'as qu'à décompter. Ma fille vaut bien peu, si l'on ne la demande. Je te baise les mains, et je me recommande A ta grandeur.
Page 232 - PASQUIN. C'est moi-même, en effet. Mais apprenez, faquin, Que le mot de monsieur n'écorche point la bouche. LE LAQUAIS. Monsieur, je suis confus. Ce reproche me touche, J'ignorois qu'il fallût vous appeler Monsieur, Mais vous me l'apprenez, j'y souscris de bon cœur LE LAQUAIS.
Page 347 - J'allois être chassé pour toute récompense, Et vingt coups de bâton m'ont imposé silence. Moi qui me plais céans, et qui m'y trouve bien, Je me suis radouci. J'ai fait comme ce chien Qui portoit à son cou le dîner de son maître, Et trouvant d'autres chiensquivouloienls'en repaître, Quand il crut ne pouvoir se sauver du hasard, Leur livra le dîner pour en manger sa part.
Page 235 - Monsieur, je puis, je crois, Sans manquer au respect, vous donner cette lettre, Que pour vous à l'instant on vient de me remettre. LE COMTE , continuant d'écrire, après l'avoir prise. Ah ! c'est du petit duc ? PASQUIN.
Page 245 - Ma foi, je suis ravi que nous logions ensemble. LE COMTE, froidement. J'en suis fort aise aussi. LISIMON. Parbleu ! nous boirons bien. Vous buvez sec, dit-on; moi, je n'y laisse rien. Je suis impatient de vous verser rasade, Et ce sera bientôt. Mais êtes-vous malade? A votre froide mine, à votre sombre accueil... LE COMTE, à Pasquin qui présente un siège.
Page 188 - Autrement je succombe à la mélancolie. J'eus un maître autrefois, que je regrette fort, Et que je ne sers plus, attendu qu'il est mort: Il ne me...
Page 298 - D'an bourgeois anobli, fier de son opulence? Si le faste et l'éclat ne soutiennent le rang, Il traite avec dédain le plus illustre sang. Mesurant ses égards aux dons de la fortune, Le mérite indigent le choque, l'importune, Et ne peut l'aborder qu'en faisant mille efforts , Pour cacher ses besoins sous un brillant dehors.
Page 263 - Dites votre amour-propre. Oui , tout me le fait croire. Vous avez moins d'amour que vous n'avez de gloire. LE COMTE. L'un et l'autre m'anime , et la gloire que j'ai Soutient les intérêts de l'amour outragé.

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