Rapport sur l'épidémie cholérique de 1853-1854, dans les établissements dépendant de l'Administration générale de l'assistance publique de la ville de Paris

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Paul Dupont, 1855 - Cholera - 145 pages
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Popular passages

Page 130 - Le plus commun de ces symptômes, c'est la diarrhée. Il est donc de la plus grande importance de se soigner dès que ce symptôme se manifeste, quelque léger qu'il soit. Les moyens les plus simples à employer en attendant les conseils d'un médecin, qu'il est toujours nécessaire d'appeler, sont les suivants : diminution ou abstinence complète d'aliments,muge du riz ou de se...
Page 130 - Le choléra est le plus souvent précédé de légers symptômes qu'on néglige habituellement, et qu'il suffit de dissiper pour arrêter le développe.ment ultérieur de la maladie ; d'un autre côté, les soins hygiéniques, si utiles dans tous les temps pour la conservation de la santé, deviennent surtout nécessaires à l'époque des épidémies. Le préfet de police croit...
Page 130 - ... calmant (décoction de guimauve et de tête de pavot). Si la diarrhée persiste, et, à plus forte raison, si d'autres symptômes l'accompagnent, il faut en toute hâte appeler un médecin. D'un autre côté, les soins hygiéniques, si utiles dans tous les temps pour la conservation de la santé , deviennent surtout nécessaires à l'époque des épidémies. Il importe donc de se vêtir chaudement et d'éviter les refroidissements ; de se tenir avec propreté; de vivre plus régulièrement encore...
Page 53 - ... hôpitaux; d'autre part de l'inefficacité de l'isolement pour empêcher le choléra de sévir dans les établissements hospitaliers. La première objection s'appuie sur cette phrase tirée d'un rapport de M. Blondel (1855) : « La proportion des cas internes est d'autant plus faible qu'on s'approche davantage de la plus grande intensité de l'épidémie ; elle est en raison inverse du nombre des cholériques amenés du dehors. » Et il ajoute : - Comment donc admettre que les uns soient la conséquence...
Page 130 - ... infusion légère de thé; administration de quarts de lavement emollient et calmant (décoction de guimauve et de tête de pavot). Si la diarrhée persiste, et, à plus forte raison, si d'autres symptômes l'accompagnent, il faut en toute hâte appeler un médecin. D'un autre...
Page 79 - ... en proie au choléra. Cependant cette question ne me paraît pas complètement jugée. M. l'inspecteur Blondel (1855) s'exprime ainsi : « Les hommes et les femmes se trouvent, dans chaque hôpital, en proportion différente suivant le hasard qui les avait conduits, ou selon l'importance des services consacrés à chaque sexe dans les établissements. « La Charité et Cochin sont les seuls qui ont traité plus de femmes que d'hommes.
Page 131 - Glascow : le chirurgien de la paroisse du district, dans lequel la maladie s'est montrée en premier, établit qu'il n'avait existé nul rapport entre ceux qui en ont été les premiers atteints, et que pour son compte il avait été appelé auprès de 21 malades avant d'avoir pu rencontrer deux personnes attaquées consécutivement dans la même maison, voire même dans la même rue ou le même passage.
Page 18 - Es viennent donc de tous les arrondissements , sauf du 4e ; presque tous les malades sont des hommes de peine ou des ouvriers ; la plupart sont célibataires. Les renseignements qu'on a pu recueillir sur 16 d'entre eux, constatent que 13 avaient la diarrhée depuis plusieurs jours, que 7 logeaient en garnis, que plusieurs se nourrissaient mal , que quelques - uns , seulement , étaient à Paris depuis moins de six mois.
Page 26 - Que le mal se produise aussi rapidement et avec autant d'intensité qu'en 1832; que, moins violent dans son irruption, il conserve, plus longtemps, une haute puissance de destruction comme en 1849, ou qu'il prolonge sa durée dans une sorte de somnolence comme eu 1853-1854, toujours on remarque l'influence...
Page 7 - L'année 1849 a encore vivement ému les esprits ; mais, pendant la dernière épidémie, l'état sanitaire a très-peu préoccupé l'opinion publique , qui s'habitue à regarder le choléra comme une maladie grave , mais dont on peut atténuer au moins les dangers (3).

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