Rapports du physique et du moral de l'homme, Volume 1

Front Cover
Béchet, 1824 - Ethics - 528 pages
0 Reviews
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Selected pages

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 375 - ... facilité, la même promptitude qui se manifeste dans les impressions. L'aisance des fonctions donnera un grand sentiment de bien-être; les idées seront agréables et brillantes, les affections bienveillantes et douces. Mais les habitudes auront peu de fixité : il y aura quelque chose de léger et de mobile dans les affections de l'âme; l'esprit manquera de profondeur et de force : en un mot, ce sera le tempérament sanguin des anciens, avec tous les caractères qu'ils lui prêtent dans leurs...
Page 394 - Là, je vois des élans durables, un enthousiasme habituel, des volontés passionnées; ici, des impulsions multipliées qui se succèdent sans relâche et se détruisent mutuellement; des idées et des affections passagères qui se poussent et s'effacent en quelque sorte comme les rides d'une eau mobile. Si maintenant nous voulons individualiser ces deux modifications de la nature humaine générale, nous verrons encore bien mieux qu'elles se présentent en effet sous la forme de deux êtres tout...
Page 128 - D'abord les extrémités des nerfs reçoivent et transmettent le premier avertissement à tout l'organe sensitif, ou seulement à l'un de ses systèmes isolés ; ensuite l'organe sensitif réagit sur elles, pour les mettre en état de recevoir toute l'impression; de sorte que la sensibilité, qui, dans le premier temps semble avoir reflué de la circonférence au centre, revient, dans le second, du centre à la circonférence; et que, pour tout dire en un mot, les nerfs exercent sur eux-mêmes une...
Page 274 - Mais la nature n'a pas simplement distingué les sexes par les seuls organes, instruments directs de la génération : entre l'homme et la femme, il existe d'autres différences de structure, qui se rapportent plutôt au rôle qui leur est assigné qu'à je ne sais quelle nécessité mécanique qu'on a voulu chercher dans les relations de tout le corps avec quelques-unes de ses parties.
Page 256 - ... qui prend une activité singulière, et stimule plus vivement les extrémités nerveuses ; de l'autre, la rigidité des solides, qui, de jour en jour augmentant, multiplie aussi de jour en jour les résistances : ces deux circonstances, dis-je, déterminent une forte réaction de l'organe uer veux sur lui-même. Il semble que la vie revienne sur ses pas, que l'homme commence une nouvelle jeunesse (i).
Page xliv - Ah! qui je suis? je suis le vrai, je suis l'éternel, je suis le bouffon, le grotesque, le laid, te dis-je; je suis ce qui est, ce qui a été, ce qui sera; je suis toute l'éternité à moi seul.
Page 380 - ... la quantité de la bile impriment à la chaleur du corps, l'extrême sensibilité de toutes les parties du système, donnent à l'individu un sentiment presque habituel d'inquiétude. Le bien-être facile du sanguin lui est entièrement inconnu. Ce n'est que dans les grands mouvements , dans les occasions qui emploient et captivent toutes ses forces, dans les actions qui lui en donnent la conscience pleine et entière, qu'il jouit agréablement et facilement de l'existence : il n'a, pour ainsi...
Page 33 - ... par les erreurs inévitables des premières traductions, par les absurdités que chaque nouveau maître ne manquait guère d'y ajouter, était entièrement méconnaissable : il n'en restait que les divisions subtiles et les formes syllogistiques.
Page 336 - Sous le régime bienfaisant de l'égalité , sous l'influence toutepuissante de la raison publique , libre enfin de toutes les chaînes dont l'avaient chargé les absurdités politiques , civiles ou superstitieuses , étranger à toute exagération , à tout enthousiasme ridicule , l'amour sera le consolateur, mais non l'arbitre de la vie ; il l'embellira , mais il ne la remplira point.
Page 282 - Mais les nerfs des parties de la génération, dans l'un et dans l'autre sexe, sans être en apparence fort importants par leur volume ou par leur nombre, sont pourtant formés de beaucoup de nerfs différents ; ils ont des relations avec ceux de tous les viscères du bas-ventre, et par eux, ou plutôt par le grand sympathique qui leur sert de lien commun, avec les divisions les plus essentielles et l'ensemble du système nerveux.

Bibliographic information