Rapports du physique et du moral de l'homme

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Fortin, Masson et cie., 1843 - Mind and body - 567 pages
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Popular passages

Page 122 - Mais l'action par laquelle les nerfs de l'estomac déterminent les opérations différentes qui constituent la digestion ; mais la manière dont ils imprègnent le suc gastrique de la puissance dissolvante la plus active , ne se dérobent pas moins à nos recherches.
Page 250 - ... ou la quantité de la bile impriment à la chaleur du corps, l'extrême sensibilité de toutes les parties du système, donnent à l'individu un sentiment presque habituel d'inquiétude. Le bien-être facile du sanguin lui est entièrement inconnu. Ce n'est que dans les grands mouvements, dans les occasions qui emploient et captivent toutes ses forces, dans les actions qui lui en donnent la conscience pleine et entière, qu'il jouit agréablement et facilement de l'existence : il n'a pour ainsi...
Page 122 - ... leur propre dissolution. La fonction propre de l'un est de percevoir chaque impression particulière, d'y attacher des signes, de combiner les différentes impressions, de les comparer entre elles, d'en tirer des jugements et des déterminations, comme la fonction de l'autre est d'agir sur les substances nutritives, dont la présence le stimule, de les dissoudre, d'en assimiler les sucs à notre nature. Dira-t-on que les mouvements organiques, par lesquels s'exécutent les fonctions du cerveau,...
Page 277 - ... de phénomènes dont la bizarrerie a paru, dans les temps d'ignorance, supposer l'opération de quelque être surnaturel. Les catalepsies, les extases et tous les accès d'exaltation qui se caractérisent par des idées et par une éloquence au-dessus de l'éducation et des habitudes de l'individu, tiennent le plus souvent aux spasmes des organes de la génération. Sans doute ces maladies, qui semblent en...
Page 237 - Il paraît même que l'organe nerveux est une espèce de condensateur, ou plutôt un véritable réservoir d'électricité, comme de phosphore : mais il diffère certainement des autres substances idioélectriques en ce qu'il est en même temps un excellent conducteur de l'électricité extérieure; tandis que ces substances interceptent, à la vérité, le cours du fluide, le reçoivent et l'accumulent par frottement, mais ne le transmettent pas quand il est accumulé sur d'autres corps qui leur...
Page 379 - ... les habitants des divers climats; elles peuvent servir à faire reconnaître la latitude ou la nature du sol auquel ils appartiennent. Chaque nation a ses caractères extérieurs, qui ne la distinguent pas moins peutêtre que son langage. Un Anglais , un Hollandais, un Italien, n'ont point la même physionomie qu'un Français; ils n'ont point les mêmes habitudes de corps. Sur le territoire habité par chaque nation , s'il se rencontre de grandes variétés de sol , on en retrouve toujours la...
Page 100 - ... qu'aucune espèce de mouvement s'y passe encore; que c'est, en quelque sorte, pour le seul complément de cette opération, que le mouvement devient nécessaire; et qu'on peut toujours le distinguer du sentiment, et sur-tout la faculté de sentir, de celle de se mouvoir. Nous ne devons pourtant pas dissimuler que cette distinction pourrait bien disparaître encore dans une analyse plus sévère; et qu'ainsi la sensibilité se rattache, peut-être, par quelques points essentiels, aux causes et...
Page 73 - La sensibilité physique est le dernier terme auquel on arrive dans l'étude des phénomènes de la vie et dans la recherche méthodique de leur véritable enchaînement : c'est aussi le dernier résultat, ou, suivant la manière commune de parler, le principe le plus général que fournit l'analyse des facultés intellectuelles et des affections de l'âme.
Page 122 - Nous voyons également les impressions arriver au cerveau, par l'entremise des nerfs : elles sont alors isolées et sans cohérence. Le viscère entre en action; il agit sur elles : et bientôt il les renvoie métamorphosées en idées, que le langage de la physionomie et du geste, ou les signes de la parole et de l'écriture, manifestent au-dehors. Nous concluons, avec la même certitude, que le cerveau digère en quelque sorte les impressions; qu'il fait organiquement la sécrétion de la pensée.
Page 373 - Car celles-ci ne sont à leur tour, comme on vient de le voir tout-à-1'heure, que l'ensemble des idées et des opinions, des volontés instinctives, ou raisonnées, et des actes qui résultent des unes et des autres, dans la vie de chaque individu. Personne ne peut ignorer que la nature animale est singulièrement disposée à l'imitation. Tous les êtres sensibles imitent les mouvemens sur lesquels leur observation a pu se fixer : ils s'imitent sur-tout euxmêmes; c'est-à-dire, qu'ils ont un penchant...

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