Seuls les innocents n'ont pas d'alibi

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Groupe Robert Laffont, Apr 26, 2012 - Fiction - 278 pages

" D'une manière ou d'une autre, on est tous des rescapés. "


Francesco Marcona, alias Bravo, n'est pas à proprement parler un enfant de chœur. Au volant de sa vieille Austin Mini, ce voyou ambitieux au physique de jeune premier écume chaque nuit en loup solitaire tout ce que le Milan de la fin des années 1970 compte de lieux interlopes, autant pour y prendre du bon temps que pour y faire prospérer ses affaires. Son créneau ? Le commerce des femmes. " Proxénète haut de gamme " à l'impressionnant carnet d'adresses, Bravo se propose de gérer au mieux les intérêts de ses protégées, de jeunes beautés avides d'argent, en les mettant en relation avec des hommes riches en quête d'aventures sexuelles. D'aventures sexuelles, Bravo, lui, n'a guère le loisir d'en avoir. Et quand bien même il le souhaiterait, il ne le pourrait pas. Car Bravo a un signe – très – particulier : il n'a pas de sexe. Ou, plus précisément, il n'a plus de sexe depuis que, quelques années plus tôt, il a été châtié au couteau, ses attributs virils sacrifiés sur l'autel de mystérieuses représailles... Mais l'abstinence sexuelle, qu'elle soit volontaire ou contrainte, n'empêche pas les sentiments. Aussi, lorsque le hasard place sur sa route Carla, prête à vendre ses charmes pour s'offrir une vie meilleure, Bravo tombe-t-il aussitôt éperdument amoureux. Un coup de foudre, bientôt suivi de coups de feu, qui pourraient bien lui faire perdre ce qui lui reste de peau.
Auteur de romans noirs à succès, Giorgio Faletti n'a pas son pareil pour façonner des labyrinthes dont lui seul connaît la sortie. Seuls les innocents n'ont pas d'alibi, dont l'action se déroule en 1978, au moment de l'enlèvement du dirigeant démocrate-chrétien Aldo Moro, en apporte la plus brillante des illustrations. Dans le sillage de Bravo, à travers ce Milan des années 1970 qu'il a bien connu et au terme d'un suspense haletant, Giorgio Faletti, nous conduit à vive allure jusqu'au cœur des ténèbres des années de plomb italiennes marquées au fer rouge par l'ultraviolence terroriste.

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About the author (2012)

Touche-à-tout de génie, Giorgio Faletti, soixante ans, a débuté sur les planches des cabarets de Milan dans les années 1970 avant de devenir l'un des acteurs de télévision et de cinéma les plus populaires d'Italie. Il a ensuite entamé une carrière d'auteur et d'interprète de chansons. Au début des années 2000, Faletti s'est tourné vers l'écriture, connaissant un succès aussi fulgurant que retentissant dès la parution de son premier roman noir, Je tue (Flammarion, 2006), qui s'est vendu à 3,5 millions d'exemplaires dans la Péninsule.

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