Severo Torelli: drame en cinq actes, en vers

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Lemerre, 1884 - French drama - 103 pages
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Page 100 - Est-ce fait ? DONNA PIA, montrant Barnabo mort. Oui, par moi... Pise est libre aujourd'hui, Mon fils allait frapper, je l'ai fait avant lui. Le despote a péri de la main d'une femme. Car je ne voulais pas que l'enfant de mon âme, Qui sortit de mon être et qu'allaita mon sein, Se souillât de ce meurtre et fût un assassin. Mais, après avoir fait l'action violente, Je le délivrerai d'une mère sanglante... A part. Cesse de palpiter, enfin, ô cœur martyr ! Elle se donne un coup de poignard....
Page 45 - Et pour le grand péril où tu vas t'exposer, Ma bénédiction ne vaut pas son baiser. DONNA PIA. Un péril?... Pour mon fils?... Et lequel, je vous prie? GIAN-BATTISTA. Cet enfant va venger son père et sa patrie... DONNA PIA. Comment ? GIAN-BATTISTA. En attaquant Barnibo Spinola...
Page 99 - H arrache le devant de son pourpoint et met sa poitrine à nu. Frappe au cœur !... Et mon spectre, enfant de l'adultère, Te poursuivra partout dans son sanglant linceul. SEVERO, s'élançant, le poignard levé, vers Barnabo.
Page 51 - M'aime comme son fils et croit être mon père ! 11 a dans son giron chauffé cette vipère ; Et mes baisers d'enfant, — c'est à faire frémir, — S'il savait le secret, il voudrait les vomir ! O vous, si peu coupable et cent fois trop punie, Pardon ! Mais c'est vraiment trop d'horrible ironie Que le lion aveugle ait pris pour lionceau Et caresse le fils du loup et du pourceau ! SEVERO.
Page 70 - LA VOIX. Tu m'as promis ton baiser Pour ce soir, ma brune, Et je viens de me griser Mais nous fuirons sa clarté, Pour peu que tu veuilles; Elle a l'air, les nuits d'été, De voir sous les feuilles. Nous prendrons le chemin noir, Si cher à nos courses, Où l'on entend, sans les voir, Le doux bruit des sources ; Et, pour nous guider, passants Sous la voûte obscure, Tu mettras des vers luisants Dans ta chevelure. SEVERO.
Page 1 - Spinola, j'accepte ta clémence, — Dit-il, — sans espérer qu'un temps meilleur commence ; « Mais on ne dira pas qu'un Torelli t'ait dû « Ce bienfait infamant sans te l'avoir rendu. « Je te fais grâce aussi; contre toi, je désarme. « De mon côté sois donc, désormais, sans alarme; « Mais, seul, par ce serment je me lie aujourd'hui, « Et, s'il me naît un fils, tyran, prends garde à lui ! r ERCOLE.
Page 52 - Je comprends, portraits des vieux ancêtres Qui tous avez haï les tyrans et les traîtres, Pourquoi vous me suiviez d'un regard courroucé, Lorsque, enfant, devant vous si souvent j'ai passé! Je comprends à présent, héroïques armures, Pourquoi sous votre airain j'entendais des murmures, Et pourquoi, dans les trous des morions de fer Je croyais voir des yeux briller d'un feu d'enfer...
Page 48 - Snvro recule, suffoqué. Et que — sans en mourir, faut-il que je le dise? — Ton père est Spinola, le gouverneur de Pise. SEVERO. Luil DONNA PIA. Retiens ton dégoût, ta haine, ton mépris!... Car tu ne peux savoir, car tu n'as pas compris... Je n'ose te parler dans l'horreur qui m'accable. La grâce — souviens-toi — la grâce inexplicable... L'échafaud... Torelli sauvé seul du trépas... Ah! tu te tords les mains!

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