Société de l'histoire de France, Volume 244

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La Société, 1889 - France
 

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Popular passages

Page 139 - Paris ; ce qui lui serait possible si la mienne était battue. Pour moi, je sais que des armées aussi considérables ne sont jamais assez défaites pour que la plus grande partie de la mienne ne pût se retirer sur la Somme. Je connais cette rivière ; elle est très difficile à passer ; il ya des places qu'on peut rendre bonnes.
Page 120 - Je puis vous assurer, madame, que les gens de bien et de courage , ceux qui comptent plus sur leurs actions que sur la cabale, me regardent comme leur unique ressource ; mais ce nombre diminue tous les jours. Nous voyons depuis plusieurs années l'esprit de cour régner dans les armées : et comment cela ne seroit-il pas , si les protections de cour l'emportent sur les bonnes actions?
Page 94 - Cependant, si je n'avois point pris ce poste précisément lorsque je l'occupai, j'ai su depuis que l'ennemi s'y placoit, et par là pouvoit faire le siége de Hesdin : son armée navale, avec les troupes de débarquement qu'elle portoit, prenoit Montreuil, et se trouvoit dans le royaume. Ce poste étoit si important, que réellement le prince Eugène résolut de donner une bataille pour me débusquer. La poudre et les balles auroient été distribuées aux soldats, si le sieur Singlen , député...
Page 31 - Villars pressa la cour de mettre ce gouverneur au conseil de guerre. Il fut condamné à être dégradé des armes par le bourreau, à une prison perpétuelle et à la confiscation de tous ses biens.
Page 44 - ... troupes à une journée de là, étant forcé de régler leurs mouvemens sur le pain et le peu de fourrage qu'elles pouvoient tirer de leurs derrières. Ainsi il étoit également dangereux d'avancer les troupes trop tôt ou trop tard. On ne peut, au reste, assez louer leur fermeté. Entrant en campagne sans pain, presque tous les capitaines d'infanterie à pied, et ne comptant, aussi bien que les subalternes et le soldat, que sur le seul pain de munition, il sembloit que l'extrémité où nous...
Page 120 - Je devrois, Madame, être, ce me semble, un peu mieux connu du roi et de vous. Quelle intrigue me voyez-vous à la cour? Je n'écris au monde qu'au roi, à vous, Madame...
Page 139 - Je connais cette rivière ; elle est très difficile à passer ; il ya des places qu'on peut rendre bonnes. Je compterais aller à Péronne ou à Saint-Quentin y ramasser tout ce que j'aurais de troupes, faire un dernier effort avec vous, et périr ensemble, ou sauver l'État ; car je ne consentirai jamais à laisser approcher l'ennemi de ma capitale. Voilà comme je raisonne : dites-moi présentement votre avis.
Page 158 - Dona et plusieurs officiers principaux se noyèrent dans l'Escaut; et enfin les ennemis ne sauvèrent rien. Le maréchal de Villars fit étendre l'armée le long de l'Escaut ; elle fut fortifiée de la nombreuse garnison qui étoit devant Valenciennes et, peu de jours après, de toutes les troupes qui étoient du côté de la mer. Le maréchal de Villars envoya le marquis de Nangis porter cette agréable nouvelle au roi, dont l'inquiétude n'étoit pas médiocre, surtout augmentée, comme elle l'étoit,...

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