Théâtre à l'usage des jeunes personnes, Volume 1

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Page 186 - Et puis, dans d'autres moments, n'écoutant qu'une aveugle tendresse, elle croit sa nièce un petit prodige de perfection, et la loue avec excès ; et tout le monde, pour lui plaire, en dit autant; mais quand Mélanide a le dos tourné, quelles moqueries ne fait-on pas de cette petite fille, qui en effet, vaine, indocile, étourdie, n'apprendra jamais rien ! Au reste , que m'importe? je la flatte, je lui passe ses caprices, je m'en fais aimer ; elle se mariera, sera riche, fera ma fortune ; voilà...
Page 16 - ... connaissais pas : on m'avait seulement parlé de danses et de collations ; je n'en avais pas demandé davantage, et j'attendais le jour du bal avec impatience. Enfin il arrive, et l'on me dit que l'on va m'habiller en bergère. L'habit était bien choisi ; il me paraissait commode pour danser, Mais ils ont à Paris une drôle d'idée des bergères ; vous allez voir. D'abord on commence par m'établir sur la tête un énorme coussin...
Page 244 - Elle sort. LUCIE, seule : Quelle ingratitude! Quelle fausseté! Je dois la plaindre d'être si méchante; cela doit donner bien du repentir!... On n'est pas née comme cela; c'est qu'elle aura été mal élevée... Hélas! peut-être qu'on l'aura flattée dans son enfance!... Odieuse flatterie, je vous déteste à. jamais!. Elle tombe dans un fauteuil. SCÈNE IX DORINE, LUCIE DORINE, dans le fond du théâtre, sans voir Lucie : Je ne la trouve point.
Page 185 - Et vraiment oui, et qui nous tiendra jusqu'à quatre heures; et je veux aller à l'opéra nouveau, car j'ai ma loge. Lucie va venir prendre ses leçons ; vous lui direz que si vous êtes contente d'elle, je la mènerai à l'opéra. Adieu, ma chère Dorine , n'oubliez pas cet entretien, et justifiez par votre conduite toute la confiance que j'ai en vous. (Elle sort.) SCÈNE II.
Page 192 - Oui, je me sens des mouvements de raison qui m'attristent ; vous venez de me dire des choses qui m'ont frappée... Pourquoi, ma chère amie, ne m'avez-vous pas toujours parlé de cette manière ? DORINE.
Page 243 - LUCIE. Donnez, je veux encore lire moi-même. ( Elle prend la lettre et lit tout bas. ) TOINETTE. Ah! voyez, cela y est, je n'ai rien ajouté. LUCIE, rendant la lettre. Est-il possible d'avoir l'âme assez méchante pour pousser aussi loin la fausseté !... Je puis avoir tous les défauts qu'elle me trouve; mais pourquoi me les cacher? pourquoi ne pas m'en avertir? j'aurais pu m'en corriger.
Page 250 - Enfin, grâce au ciel, son imprudence a réparé le tort que vous faisait sa perfidie. Que cette cruelle expérience vous apprenne, mon enfant, à vous défier des flatteurs, et à chérir la vérité, qui seule peut nous éclairer sur nos fautes, et réprimer l'amour-propre qui nous séduit et nous égare.
Page 19 - J'avais l'air si triste et si malheureuse, que personne ne s'avisait de penser que j'eusse la moindre envie de danser. A la fin pourtant je fus priée, mais la place était prise, et je revins à ma banquette. Au bal, les demoiselles qui courent le mieux, sont celles qui dansent le plus ; elles vont retenir leurs places.
Page 20 - J'ai trouvé là des demoiselles qui étaient bien pis qu'impolies ; elles étaient cruelles ; elles me regardaient de la tête aux pieds avec une mine . . . une vilaine mine, je vous assure, et puis elles riaient entre elles et aux grands éclats.
Page 203 - ... franche. Ce qu'elle fait de mal ne vient pas d'elle. Quand elle ne dit pas la vérité, quand elle est dure, hautaine, capricieuse, tous ces défauts lui sont inspirés, ils ne sont pas dans son caractère, car son naturel est excellent. Ainsi, quand je la blâme, ce n'est pas elle que je désapprouve... Vous devez comprendre cela. Je le définis mal, il ya peut-être un peu d'obscurité dans ce que je dis; mais si vous voulez, je tâcherai de m'expliquer mieux.