Th. Jouffroy: sa vie et ses écrits

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Didier et cie, 1875 - 192 pages
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Page 83 - Il est donc évident que si l'on peut parvenir à résoudre cette question , la science des faits de conscience est la route ; mais il ne l'est pas moins que, dans l'état actuel de cette science, cette question est prématurée.
Page 140 - Dans ce concours de la vie, ils pourront vous surpasser par le talent , ou devoir à la fortune un succès qui vous échappera. Ne leur en veuillez pas , et , si vous avez fait de votre mieux, ne vous en veuillez pas à vous-mêmes. Le succès n'est pas ce qui importe ; ce qui importe , c'est l'effort : car c'est là ce qui dépend de l'homme, ce qui l'élève, ce qui le rend content de lui-même. L'accomplissement du devoir, voilà , jeunes élèves , et le véritable but de la vie et le véritable...
Page 34 - ... toutes celles qui échappent entièrement à son autorité. L'usage veut aussi que les animaux aient des facultés, et il a raison ; car les animaux ont aussi une certaine personnalité et exercent un empire évident sur quelques-unes de leurs capacités naturelles. Mais quoique la plante manifeste une foule d'effets qui dérivent des capacités de son organisation, ces capacités ne sont dans toutes les langues que des propriétés, parce qu'il n'ya point en elle de pouvoir personnel qui s'approprie...
Page 140 - Qu'importe aux autres et à nous, quand nous quittons ce monde, les plaisirs et les peines que nous y avons éprouvés? Tout cela n'existe qu'au moment où il est senti. La trace du vent dans les feuilles n'est pas plus fugitive. Nous n'emportons de cette vie que la perfection que nous avons donnée à notre âme; nous n'y laissons que le bien que nous avons fait.
Page 35 - Jamais nous n'apercevons mieux qu'alors la distinction de ce (480) qui est nous et de ce qui n'est que nôtre en nous, Nos capacités sont nôtres et ne sont pas nous ; notre nature est nôtre et n'est pas nous ; cela seul est nous qui s'empare de notre nature et de nos capacités, et qui les fait nôtres ; nous sommes tout...
Page 84 - ... l'indifférence de ce singulier penseur, qu'il montrait conseillant de «laisser dormir» ce problème : «II intéresse, il est vrai, notre immortalité; mais enfin la science n'est pas en mesure, même pour l'aborder».
Page 38 - Que l'esprit juge ces sensations, et que c'est en vertu des jugements qu'il en porte qu'il éveille les sens ou ne les éveille pas ; 4° Que la raison qui fait que l'esprit éveille les sens, c'est que la sensation tantôt l'inquiète parce qu'elle est inaccoutumée ou pénible, tantôt l'avertit qu'il doit éveiller les sens parce...
Page 79 - L'instinct n'a pas besoin d'étude, et c'est une chose très digue de remarque que l'attention avec laquelle le petit enfant étudie toute figure nouvelle pour lui. Quant à ses propres expressions de joie ou de tristesse, je conviens qu'il les produit instinctivement et sans savoir ce qu'il fait; mais une fois qu'il les a produites ainsi, il les associe à ses états propres et divers ; il part ensuite de là pour juger d'après lui les états accompagnés de signes semblables chez autrui. l'usage...
Page 108 - Le bien, le véritable bien, le bien en soi, le bien absolu, c'est la réalisation de la lin absolue de la création, c'est l'ordre universel. La fin de chaque élément de la création, c'est-à-dire de chaque être, est un élément de cette fin absolue. Chaque être aspire donc à cette fin absolue en aspirant à sa fin ; et cette asTOME I.
Page 34 - Le pouvoir que l'homme a de s'emparer de ses capacités naturelles et de les diriger fait de lui une personne; et c'est parce que les choses n'exercent pas ce pouvoir en elles-mêmes, qu'elles ne sont que des choses. Telle est la vérilabledilférence qui distingue les choses des personnes.

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