The Jesuit relations and allied documents: travels and explorations of the Jesuit missionaries in New France, 1610-1791 ; the original French, Latin, and Italian texts, with English translations and notes

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Burrows Bros. Co., 1900 - Canada
 

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Popular passages

Page 174 - ... corps avec leurs couteaux ; d'autres leur coupent un morceau de chair déjà rôtie, et la mangent en sa présence ; on en voit qui remplissent ses plaies de poudre, et lui en frottent tout le corps, après quoi ils y mettent le feu. Enfin, chacun le tourmente...
Page 226 - Etant venu dans mon quartier, et ne m'y trouvant point, non plus que ceux qui étaient cabanés avec moi, il ne douta point que nous n'eussions été enlevés par un parti anglais; et suivant son chemin pour en aller donner avis à ceux de son quartier, il arriva sur le bord d'une rivière. Là, il lève l'écorce d'un arbre, sur laquelle il peint avec du charbon les Anglais autour de moi, et l'un d'eux qui me coupait la tête. (C'est là toute l'écriture des Sauvages, et ils s'entendent aussi bien...
Page 194 - Père, me dit-il, nous n'avons point de termes pour te témoigner la joie inexprimable que nous ressentons tous d'avoir reçu le baptême. Il nous semble maintenant que nous avons un autre cœur ; tout ce qui nous faisait de la peine est entièrement dissipé ; nos pensées ne sont plus chancelantes ; le baptême nous fortifie intérieurement, et nous sommes bien résolus de l'honorer tout le temps de notre vie. Voilà ce que nous te disons avant que tu nous quittes.
Page 118 - ... une dure prison ; je leur ferme la bouche avec les paroles de l'Apôtre , que la bonté divine a fortement gravées dans mon cœur. Ne vous inquiétez point, leur dis-je, sur ce qui me regarde : je ne crains point les menaces de ceux qui me haïssent sans avoir mérité leur haine , et je n'estime point ma vie plus précieuse que moi-même , pourvu que j'achève ma course , et le ministère de la parole qui ma été confié par le Seigneur Jésus.
Page 156 - Grand-Lièvre qui brûle les cadavres ; les deux autres familles les enterrent. Quand quelque capitaine est décédé , on prépare un vaste cercueil, où , après avoir couché le corps revêtu de ses plus beaux habits, on y renferme avec lui sa couverture , son fusil, sa provision de poudre et de plomb, son arc, ses flèches, sa chaudière, son plat, des vivres, son casse-tête, son calumet , sa boîte de vermillon , son miroir, des colliers de porcelaine, et tous les présens qui se sont faits...
Page 162 - ... sortes de festins que les Sauvages délibèrent sur leurs affaires les plus importantes, comme, par exemple, lorsqu'il s'agit, ou d'entreprendre la guerre contre leurs voisins, ou de la terminer par des propositions de paix. Quand tous les conviés furent arrivés, ils se rangèrent tout autour de la cabane, s'asseyant ou sur la terre nue, ou sur des nattes. Alors le chef se leva et commença sa harangue. Je vous avoue que j'admirai son flux de paroles, la justesse et la force des raisons qu'il...
Page 96 - Ces commencements de mésintelligence ne laissent pas de m'alarmer et de me faire craindre la dispersion du troupeau que la Providence a confié à mes soins depuis tant d'années, et pour lequel je sacrifierais volontiers ce qui me reste de vie. Voici les divers artifices auxquels on a recours pour les détacher de notre alliance. Le Gouverneur général de la...
Page 142 - Leur façon de le semer est de faire avec les doigts, ou avec un petit bâton, difl'érens trous en terre, et de jeter dans chacun huit ou neuf grains, qu'ils couvrent de la même terre qu'ils ont tirée pour faire le trou. Leur récolte se fait à la fin d'août. C'est au milieu de ces peuples, qui passent pour les moins grossiers de tous nos Sauvages, que je fis l'apprentissage de missionnaire. Ma principale occupation fut l'étude de leur langue : elle est trèsdifficile à apprendre, surtout...
Page 284 - ... l'huile d'ours ; ils descendent vers le printemps, et fournissent de viande la colonie. Le pays qui est depuis la Nouvelle-Orléans jusqu'ici rend ce métier nécessaire, parce qu'il n'est pas assez habité ni assez défriché pour y élever des bestiaux. A trente lieues d'ici on commence seulement à trouver les bœufs; ils sont par troupeaux dans les prairies ou sur les rivières; un Canadien descendit l'année passée à la Nouvelle - Orléans quatre cent quatre-vingts langues des bœufs qu'il...
Page 222 - ... trouvâmes à la fin de nos petites provisions. Mes conducteurs tuèrent un chien qui les suivait, et le mangèrent; ils en vinrent ensuite à des sacs de loups marins, qu'ils mangèrent pareillement. C'est à quoi il ne m'était pas possible de tâter. Tantôt je vivais...

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