The Jesuit Relations and Allied Documents: Travels and Explorations of the Jesuit Missionaries in New France, 1610-1791: The Original French, Latin, and Italian Texts, with English Translations and Notes, Volume 70

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Reuben Gold Thwaites
Burrows Brothers Company, 1900 - Canada
 

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Page 108 - Canadiens les a si souvent multipliés, qu'on seroit étonné de ne les voir pas renouvelés plus d'une fois dans le cours d'une campagne ; la suite de cette lettre en fournira la preuve. Après avoir pris congé de M. de Montcalm , je me rendis au quartier des Abnakis. Je fis avertir l'orateur d'assembler incessamment ses compatriotes , et de les avertir que , devant aller dans quelques jours à l'attaque du fort anglais , j'attendois de leur religion , qu'ils se prépareraient à cette périlleuse...
Page 120 - C'est celui auquel il se détermina. Dans l'instant on les voit tirer avec précipitation vers le rivage : quelquesuns d'entr'eux, pour y arriver plutôt , se mettent à la nage , en se flattant de pouvoir se sauver à la faveur des bois ; entreprise mal concertée, dont ils eurent tout le temps
Page 191 - ... in my reflections, when I saw an English officer pass who happened to be well acquainted with the French language. I addressed him therefore in a firm tone : " Sir, I have just ransomed this young infant from slavery, but it will not escape death, unless you direct some one of these women to take the place of its mother, and nurse it, until I shall be able to provide for it otherwise.
Page 166 - ... plus hasarder sa gloire dans une seconde tentative. Mais ce qui fut le sujet de leur principal étonnement , ce fut ces divers boyaux qui , formant les différentes branches d'une tranchée , sont autant de chemins souterrains si utiles pour protéger les assiégeans contre le canon des assiégés. Ils examinèrent , avec une avide curiosité , la manière dont nos grenadiers français s'y...
Page 198 - ... pris le parti de l'offensive. Sa tranquillité nous fournit les moyens de consommer notre ouvrage. Le Fort George a été détruit et renversé de fond en comble, et les débris consumés par le feu. Ce ne fut que dans l'incendie que nous comprîmes la grandeur de la perte des ennemis. Il se trouva des casemates et des souterrains cachés remplis de cadavres, qui, pendant quelques jours, fournirent un nouvel aliment à l'activité des flammes. Pour notre perte, elle consiste dans vingt et un...
Page 92 - Je ne tardai pas à m'acquitter auprès d'eux des devoirs fle mon ministère. A peine eus-je fait dresser ma tente, que je me hâtai de les rejoindre. Je les conduisis au pied d'une grande croix, placée sur le bord de la rivière. Je leur fis à haute voix la prière du soir. Je la terminai par une courte exhortation, où je tâchai de leur retracer les obligations d'un guerrier que la religion conduit dans les combats.
Page 178 - ... coup de lance pour prix d'un refus. On se dessaisit , on se dépouilla , on se réduisit à rien pour acheter au moins la vie par ce dépouillement universel. Cette condescendance devait adoucir les esprits; mais le cœur des Sauvages ne semble pas fait comme celui des autres hommes : vous diriez qu'il est , par sa nature , le siége de l'inhumanité. Ils n'en furent pas moins disposés à se porter aux plus dures extrémités. Le corps de quatre cents hommes de troupes françaises , destiné...
Page 264 - I29, 132. longtemps: ceux qui y étaient employés prenaient leurs repas dans la maison. C'étaient les officiers de justice les plus qualifiés, avec les moindres suppôts: il est bien à croire que les premiers se tinrent dans la décence qui leur convenait; mais les autres ne se crurent point obligés de se contrefaire: ils se voyaient bien régalés et ils étaient assurés que leur emploi était très-lucratif: ils ne dissimulèrent pas leurs sentiments. Le supérieur des Jésuites était obligé...
Page 276 - On n'eût pas manqué de les traiter comme des gens révoltés contre l'autorité publique : on les aurait saisis et peut-être mis aux fers comme des malfaiteurs; il y avait sur cela des ordres donnés. Enfin les Jésuites n'eurent soin que d'exécuter ce que leur supérieur de la Nouvelle-Orléans leur avait ordonné, ou plutôt de se rendre à la prière qu'il leur avait faite, au nom de Jésus-Christ, de se soumettre à tout, et de se rendre tous à la ville sans avoir égard à aucune raison...
Page 160 - A voir la joie avec laquelle ils transportaient à la tranchée les fascines et les gabions , vous les auriez pris pour des gens invulnérables au feu vif et continuel de l'ennemi. Une pareille conduite annonce bien de la bravoure et bien de l'amour pour la patrie ; aussi est-ce là le caractère de la Nation . Je parcourus tous les quartiers , sans rien trouver que quelques pelotons...

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