Un gentilhomme de grand chemin, le maréchal de Bourmont (1773-1846) d'après ses papiers inédits

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Les Presses universitaires de France, 1926 - France - 478 pages
 

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Popular passages

Page 238 - Soldats, je vous ai souvent menés à la victoire, maintenant, je veux vous conduire à cette phalange immortelle que l'Empereur Napoléon conduit à Paris et qui y sera sous peu de jours; et là, notre espérance et notre bonheur seront à jamais réalisés.
Page 26 - L'Assemblée nationale, considérant qu'il est instant d'assurer à la nation l'indemnité qui lui est due pour les frais extraordinaires occasionnés par la conduite des émigrés, et de reprendre les mesures nécessaires pour leur ôter les moyens de nuire à la patrie...
Page 380 - Ce n'était point assez : par une trahison que nos lois auraient pu atteindre, la presse s'est attachée à publier tous les secrets de l'armement , à porter à la connaissance de l'étranger l'état de nos forces, le dénombrement de nos troupes, celui de nos vaisseaux, l'indication des points de station, les moyens à employer pour dompter l'inconstance des vents , et pour aborder la côte.
Page 70 - Je n'autoriserai point en ce moment une insurrection dans les provinces de l'Ouest; je ne la provoquerai point par ma présence, et je ne me rendrai point responsable envers la postérité du sang que je ferais verser inutilement.
Page 373 - Sire, M. de Bourmont... — Je vous comprends, reprit le roi avec vivacité. Quand M. de Bourmont s'est trouvé face à face avec son roi, les armes lui sont tombées des mains. C'est un tort aux yeux de nos ennemis, aux vôtres.
Page 238 - La cause sacrée de notre liberté et de notre indépendance ne souffrira plus de leur funeste influence. Ils ont voulu avilir notre gloire militaire, mais ils se sont trompés : cette gloire est le fruit de trop nobles travaux pour que nous puissions jamais en perdre le souvenir. Soldats, les temps ne sont plus où l'on gouvernait les peuples en étouffant leurs droits : la liberté triomphe enfin, et Napoléon, notre auguste Empereur, va l'affermir à jamais.
Page 380 - Tout, jusqu'au lieu du débarquement, a été divulgué comme pour ménager à l'ennemi une défense plus assurée. Et, chose sans exemple chez un peuple civilisé, la presse, par de fausses alarmes sur les périls à courir, n'a pas craint de jeter le découragement dans l'armée ; et signalant à sa haine le chef même de l'entreprise, elle a pour ainsi dire excité les...
Page 303 - Espagnes, réussir sur le même sol où naguère les armées d'un conquérant avaient eu des revers, faire en six mois ce qu'il n'avait pu faire en sept ans, qui aurait pu prétendre à ce prodige ? C'est pourtant ce que j'ai fait...
Page 86 - Vous devez donc employer sans ménagement la loi des otages ; elle vous permet d'emprisonner comme otages tous les suspects, aïeuls, aïeules, pères, mères, frères ou sœurs des Chouans ; elle autorise même à les fusiller s'ils essayaient d'avoir recours à la fuite. Cette loi est large, élargissez-la encore selon les besoins de la situation ; prenez sur vous, le pouvoir vous soutiendra dans vos efforts révolutionnaires.
Page 390 - Mais vous devez sentir qu'une impérieuse responsabilité, et une responsabilité toute spéciale, pèserait sur vous, si vous permettiez que la moindre hésitation, la, moindre dissidence se manifestât parmi les militaires sous vos ordres, et pût tendre à compromettre les résultats que la France a droit d'attendre de l'Expédition que vous avez dirigée.

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