Un philosophe provençal au temps des Antonins, Favorin d'Arles: sa vie - ses œuvres - ses contemporains

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Aubertin, 1900 - 355 pages
 

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Page 170 - Sicilia tota, si una voce loqueretur, hoc diceret : quod auri, quod argenti, quod ornamentorum in meis urbibus, sedibus, delubris fuit ; quod in unaquaque re beneficio senatus populique Romani, juris habui, id mihi tu, C.
Page 201 - ... siècle de notre ère, à une époque où les traditions étaient encore fraîches. AuluGelle introduit un de ses amis, le philosophe Favorinus , qui était Gaulois de naissance et qui professait à Rome , et le fait ainsi parler : « Virgile avait coutume de dire qu'il produisait ses vers à la manière des ours. L'ours, en effet, ne produit d'abord que des êtres informes , qu'il lèche ensuite pour leur donner une forme, une figure. De même, disait Virgile, les...
Page 213 - Qu'est-ce à dire? dist Pantagruel à un de ses gens. — C'est (respondit-il) de Paris. — Tu viens doncques de Paris? (dist-il). Et à quoy passez-vous le temps, vous aultres messieurs estudiens, audict Paris...
Page 213 - Lors le print à la gorge, luy disant: «Tu escorche le latin; par sainct Jean, je te feray escorcher le renard, car je te escorcheray tout vif.
Page 213 - J'entens bien, dist Pantagruel; tu es Lymosin pour tout potaige, et tu veulx icy contrefaire le Parisian. Or viens cza, que je te donne un tour de pigne!
Page 353 - Provence a plus particulièrement le droit d'être fière de Favorin d'Arles, car on vit surtout briller en lui les qualités qu'elle semble, de préférence, donner à quelques-uns de ses enfants. Cet esprit fin, alerte, incisif, cette intelligence ouverte et curieuse, cette aptitude à s'approprier les connaissances les plus diverses, cette éloquence harmonieuse et charmante se sont, depuis lors, retrouvés bien des fois chez d'autres personnalités issues du sol provençal, et d'illustres exemples...
Page 99 - Et moy, dict Pollio, je me tais; ce n'est pas sagesse d'escrire à l'envy de celui qui peut proscrire. Et avoyent raison. Car Dionysius, pour ne pouvoir esgaller Philoxenus en la poésie, et Platon en discours3, en condemna l'un aus carrières, et envoya vendre l'autre esclave en l'isle d'^Egine.
Page 346 - Macedonis translatée ex sEsopo grœco. Il y est fait mention du livre de Favorin. L'auteur, à propos de la généalogie d'Alexandre, s'exprime ainsi : « De eâ (institutione Alexandri M.) si quid inquirere curiosius voles, sat tibi, lector, habeto Graecum Favorini librum, qui OMNI GENERE (2) H1STORI.Ï; superscribitur.
Page 214 - Auguste qu'il fault éviter les motz espaves* en pareille diligence que les patrons des navires évitent les rochiers de mer.
Page 201 - ... y avait de la vérité dans l'aveu ingénu du poète au goût délicat. Ses vers en sont la preuve. Ceux qu'il a polis, revus avec une affection particulière, ceux où il a mis la dernière main, ont toute la fleur de la grâce poétique. Ceux que, surpris par la mort, il n'a pas retouchés, qu'il n'a pas pu achever, ne sont dignes ni du génie ni du goût du plus parfait des poètes1.

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