Voir: les enseignements d'un sorcier yaqui

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Il est exceptionnel qu'un occidental fasse jusqu'au bout, dans la rigueur et la bonne foi, l'épreuve d'abandonner les normes de sa culture pour passer cette ligne dont on ne revient pas, ou pas le même homme. Carlos Castaneda a vécu cette ascèse. Jeune ethnologue de l'Université de Californie décidé à consacrer sa thèse aux plantes hallucinogènes du Mexique, il est tombé, voilà dix ans, sur un vieux sorcier yaqui, qui renverse la question et entreprend de faire comprendre à ce jeune homme le pourquoi de sa curiosité. C'est le début d'une longue initiation destinée à faire de l'apprenti un " homme de connaissance ". Au bout de quatre ans, Carlos Castaneda prend peur et interrompt l'expérience. De ce dialogue intense, il a tiré un premier livre, L'herbe du diable et la petite fumée (Le Soleil noir, 1972). Puis, persuadé de l'importance décisive pour lui de l'enseignement de Don Juan, il retourne à lui. Ce livre est le second moment de la rencontre. L'usage que fait le chaman des plantes psychotropiques (peyotl, datura, champignons) est ici très secondaire : elles ne font que favoriser la perception d' " états de réalité non ordinaire ", diminuer les résistances à la pénétration d'une réalité transcendantale où l'homme, enfin " au complet ", trouve " la juste manière de vivre " ; elles permettent de " voir " ; " Voir ", quoi ? Don Juan n'est ni un prêtre, ni un médecin, et beaucoup plus qu'un sorcier. Il est le merveilleux manipulateur de la totale réalité du monde, l'humble guide vers " le chemin qui a du cœur ", le détenteur d'une forme de connaissance qui permet aux Indiens d'apprendre qu'avant d'être des Indiens, ils sont surtout des hommes.

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