Voyage à Barège et dans les Hautes-Pyrénées: fait en 1788, Volume 1

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Didot jeune, 1796
 

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Page 335 - ... s'il ne se rappelle que l'homme par sa nature, aime à vaincre des obstacles ; que son caractère le porte à chercher des périls, et surtout des aventures ; que c'est une propriété des montagnes de contenir, dans le moindre espace, et de présenter dans le moindre temps, les aspects de régions diverses, les phénomènes de climats différents ; de rapprocher des événements, que...
Page 233 - Mais qui se présente, comme dans un tableau, cette grande image de notre mère nature en son entière majesté; qui lit en son visage une si générale et constante variété; qui se remarque làdedans, et non soi, mais tout un royaume, comme un trait d'une pointe très délicate : celui-là seul estime les choses selon leur juste grandeur.
Page 335 - ... passion primitive et inextinguible de l'homme, qui naît de sa perfectibilité, et la développe ; passion plus grande que lui, qui embrasse plus qu'il ne peut saisir, devine plus qu'il ne peut comprendre, pressent plus qu'il ne peut prévoir, franchit sans cesse les bornes de sa fragile et courte existence...
Page 335 - ... y éprouve et des dangers que l'on y court. Il se figurera encore moins que ces fatigues même n'y sont pas sans plaisirs, et que ces dangers ont des charmes et il ne pourra s'expliquer l'attrait qui y ramène sans cesse celui qui les connaît, s'il ne se rappelle que l'homme par sa nature, aime à vaincre des obstacles ; que son caractère le porte à chercher des périls, et surtout des aventures ; que c'est une propriété des montagnes de contenir, dans le moindre espace, et de présenter...
Page 335 - Quiconque n'a point pratiqué les montagnes du premier ordre se formera difficilement une juste idée de ce qui dédommage des fatigues qu'on y éprouve et des dangers que l'on y court. Il se figurera encore moins que ces fatigues même n'y sont pas sans plaisirs, et que ces dangers ont des charmes et il ne pourra s'expliquer l'attrait qui y ramène sans cesse celui qui les connaît, s'il ne se rappelle que l'homme par sa nature...
Page 246 - ... de sociétés, de labourages, de mariages, de divorces, de naissances, de morts; le tumulte des tribunaux, les -pays inhabités, les barbares de toutes couleurs, les réjouissances, les deuils, les foires, les marchés, et cette confusion , ce mélange d'élémens contraires dont le monde est composé.
Page 111 - Vite, m'écriai - je, que l'on jette les matelas par les fenêtres ; que l'on jette tout ce qui peut servir à former une digue momentanée. Du courage , de la diligence ! nous triompherons du torrent si nous résistons à sa première fougue.
Page 111 - Déja dix -sept maisons sont endommagées; la terreur est générale ; le désespoir s'en mêle; on transporte les meubles sur la montagne ; chacun se sauve. . . .où il peut. Le danger était évident : mais le remède ? Le Bastan grossissait de plus en plus; il n'y avait pas dix minutes à perdre. Figurez-vous qu'il roulait le long des maisons des fragments de rochers dont la collision embrasait le rivage par de fréquents éclairs.
Page 11 - Quel que soit votre génie , dirai-je aux poetes , partez , partez pour les Pyrénées! Croyez-en le vieil ami des muses antiques et modernes. Pénétrez hardiment, jusqu'au centre de ces monts pittoresques ; allez-y lire quelques-unes des plus belles pages de la nature , d'après laquelle tous nos livres sont faits.
Page 227 - Quelques insectes bourdonnaient à l'entour ; un papillon même, parvenu à cette hauteur par les pentes méridionales, voltigea un moment d'une fleur à l'autre ; mais bientôt, emporté vers le précipice, il confia sa frêle existence à l'immense Océan de l'air.

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