Voyage du jeune Anacharsis en Grèce: vers le milieu du quatrième siècle avant l'ère vulgaire

Front Cover
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Selected pages

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 329 - ... tendre et plus touchante. Cependant nous suivions lentement le cours du Pénée; et mes regards, quoique distraits par une foule d'objets délicieux, revenaient toujours sur ce fleuve. Tantôt je voyais ses flots étinceler à travers le feuillage dont ses bords sont Ombragés ; tantôt m'approchant du rivage, je contemplais...
Page 328 - Ce qui nous étonnait le plus, était une certaine intelligence dans la distribution des ornemens qui parent ces retraites. Ailleurs, c'est l'art qui s'efforce d'imiter la nature ; ici, on dirait que la nature veut imiter l'art. Les lauriers , et différentes sortes d'arbrisseaux , forment d'eux-mêmes des berceaux et des bosquets , et font un beau contraste avec des bouquets de bois placés au pied de l'Olympe. Les rochers sont tapissés d'une espèce de lierre, et les arbres, ornés de plantes...
Page 289 - Pour les creuser ou pour les nettoyer, on avait ouvert, de distance en distance, sur la montagne, des puits qui nous parurent d'une profondeur immense. Quand on est sur les lieux , on est effrayé de la difficulté de l'entreprise , ainsi que des dépenses qu'elle dut occasionner et du temps qu'il fallut pour la terminer. Ce qui surprend encore , c'est que ces travaux, dont il ne reste aucun souvenir dans l'histoire ni dans la tradition , doivent remonter à la plus haute antiquité , et que, dans...
Page 448 - L'un paraissait avec les attributs d'Hercule, un autre avec ceux d'Apollon, d'autres avec ceux de Mercure ou d'Esculape. Pour lui, revêtu d'une robe de pourpre , ayant une couronne d'or sur la tête et un sceptre à la main , il se donnait en spectacle sous le nom de Jupiter, et courait le monde escorté de ces nouvelles divinités.
Page 330 - Au-dessous , je vis la nature en ruine; les montagnes écroulées étaient couvertes de leurs débris, et n'offraient que des roches menaçantes et confusément entassées. Quelle puissance a donc brisé les liens de ces masses énormes ? Est-ce la fureur des aquilons ? est-ce un bouleversement du globe ? est-ce en effet la vengeance terrible des Dieux contre les Titans ? Je l'ignore; mais enfin , c'est dans cette affreuse vallée que les conquérans devraient venir comtempler le tableau des ravages...
Page 328 - Le fleuve présente presque partout un canal tranquille; et, dans certains endroits , il embrasse de petites îles, dont il éternise la verdure. Des grottes percées dans les flancs des montagnes , des pièces de gazon placées aux deux côtés du fleuve , semblent être l'asile du repos et du plaisir. Ce qui nous étonnait le plus . était une certaine intelligence dans la distribution des ornements qui parent ces retraites.
Page 295 - Nous jurons, dirent les peuples associés, de ne jamais renverser les villes amphictyoniques ; de ne jamais détourner, soit pendant la paix, soit pendant la guerre, les sources nécessaires à leurs besoins : si quelque puissance ose l'entreprendre, nous marcherons contre elle, et nous détruirons ses villes. Si des impies enlèvent les offrandes du temple d'Apollon, nous jurons d'employer nos pieds, nos bras, notre voix, toutes nos forces, contre eux et contre leurs complices'.
Page 261 - ... moyen d'une échelle; et parvenu à une certaine profondeur, on ne trouve plus qu'une ouverture extrêmement étroite; il faut y passer les pieds, et quand avec bien de la peine on a introduit le reste du corps, on se sent entraîner avec la rapidité d'un torrent, jusqu'au fond du souterrain.
Page 328 - De leurs pieds jaillissent des sources d'une eau pure comme le cristal ; et des intervalles qui séparent leurs sommets, s'échappe un air frais que l'on respire avec une volupté secrète. Le fleuve Pénée...
Page 451 - Aussitôt un Thébain et un Argien s'avancent dans le stade : ils s'approchent, se mesurent des yeux, et s'empoignent par les bras. Tantôt appuyant leur front l'un contre l'autre, ils se poussent avec une action égale, paraissent immobiles, et s'épuisent en efforts superflus ; tantôt ils s'ébranlent par des secousses violentes, s'entrelacent comme des...

Bibliographic information