Voyage du maréchal duc de Raguse en Hongrie: en Transylvanie, dans la Russie méridionale, en Crimée, et sur les bords de la mer d'Azoff, à Constantinople, dan quelque parties de l'Asia-Mineure, en Syrie, en Palestine et en Égypte...

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Ladvocat, 1838 - Hungary
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Page 348 - Laetitia; adieu, mon Lucien; adieu, ma Louise; montrez-vous au monde dignes de moi. Je vous laisse sans royaume et sans biens, au milieu de mes nombreux ennemis...
Page 348 - Soyez constamment unis ; montrez-vous supérieurs à l'infortune; pensez à ce que vous êtes et à ce que vous avez été, et Dieu vous bénira. Ne maudissez point ma mémoire. Sachez que ma plus grande peine, dans les derniers momens de ma vie, est de mourir loin de mes enfans.
Page 349 - J'ai sacrifié dans leur intérêt tout le fruit • de mes travaux et de mes longues années de guerre, et je laisse une famille pauvre. Tout ce qu'il ya de liberté dans leurs codes , ils me le doivent. S'il ya une armée napolitaine connue dans le monde, si la nation a pris rang parmi les plus puissantes de l'Europe, c'est mou ouvrage.
Page 336 - s'était présenté en Corse avec l'appareil d'un roi , et puis qu'il avait fait une descente sur les côtes de Calabre en ennemi. C'était là que l'attendait la fortune pour donner au monde un nouvel exemple de son inconstance et montrer encore une fois comment elle humilie les grandeurs qu'elle a élevées et se plaît à faire succéder le comble du malheur aux plus éclatantes prospérités. J'ai rapporté les revers de Murat dans la guerre de...
Page 336 - Mais une escadre ennemie, forle de plusieurs voiles, défendait l'entrée du port , et il lui fallut continuer en frémissant son voyage vers les côtes de France. Le 28 mai , il arrivait à Fréjus et abordait sur le même rivage où le prisonnier de l'île d'Elbe avait débarqué, plus heureux que lui, deux mois auparavant. Sur la terre de France, mille pensées et mille souvenirs différens...
Page 345 - Ce fut le moment le plus cruel de sa vie et la plus grande rigueur de la fortune : car les insultes d'une vile populace sont pires que la mort. Ils l'emmenèrent dans cet état et l'incarcérèrent dans le petit château de Pizzo avec ceux de ses compagnons qu'ils avaient faits prisonniers et maltraités de la même manière. La renommée d'abord et puis des lettres écrites de Pizzo annoncèrent cet événement aux autorités de la province, qui refusaient d'y ajouter foi. Le général Nunziante,...
Page 338 - Rivière , qui avait autrefois été redevable de la vie à son intercession , et qui le récompensait maintenant de sa bienveillance en le faisant chercher pour le livrer à la mort , il écrivit au roi de France sans orgueil et sans bassesse , mais comme un roi errant et malheureux , et fit passer sa lettre par l'intermédiaire de Fouché , qu'il priait de vouloir bien la remettre entre les mains de Louis XVIII. La lettre adressée au roi ne portait pas d'indication de lieu , afin de ne pas découvrir...
Page 338 - Corse , île hospitalière , patrie d'un grand nombre d'hommes qu'il avait eus pour compagnons d'armes et de gloire. Après deux jours de navigation, il s'éleva une tempête soudaine qui força le capitaine de carguer la petite et unique voile latine de son bâtiment et de courir trente heures au gré des flots. Cependant la tempête se calma , et ce fut très-heureux , car le navire , fort maltraité en plusieurs endroits , ne pouvait plus faire une longue résistance. Ils découvrirent alors un...
Page 346 - Pizzo , était d'une sérénité parfaite ; il passait le temps et dormait aussi paisiblement que les heureux du monde , soignait sa personne comme à son ordinaire , causait avec Nunziante comme un roi avec un général étranger, et le jour d'avant sa mort lui disait qu'un arrangement n'était pas difficile entre Ferdinand et lui ; que Ferdinand n'avait qu'à lui céder le royaume de Naples , et qu'il lui abandonnerait de son côté ses droits sur la Sicile. Les idées et le caractère de Murat...
Page 261 - DE FALERME. La réputation d'une excessive chaleur faite par les voyageurs au climat de Palerme a sans doute pris naissance dans l'action accidentelle du siroco ; mais ce vent n'est ni fréquent ni continuel : il se passe des années entières sans qu'on le voie arriver, et lorsqu'il souffle ce n'est jamais pendant plus de soixante heures. Dans ce cas, il est vrai que l'atmosphère...