Zola / Les Rougon-Macquart: Nanas destruktive Natur

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GRIN Verlag, 2007 - 56 pages
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Studienarbeit aus dem Jahr 2007 im Fachbereich Romanistik - Franzosisch - Literatur, Note: 2,0, Eberhard-Karls-Universitat Tubingen, 12 Quellen im Literaturverzeichnis, Sprache: Deutsch, Abstract: Die vorliegende Arbeit untersucht die zerstorerische Natur der Protagonistin Nana im gleichnamigen Roman von Emile Zola. Der neunte Roman des Roman-Zyklus Les Rougon Macquart erschien im Jahre 1880 und handelt vom Aufstieg einer aus sozial schwachen Verhaltnissen kommenden Strassendirne bis in hochste gesellschaftliche Kreise. Zum ersten Mal erwahnt wird Nana jedoch schon im Roman L'Assomoir, in dem es um ihre Eltern und vor allem ihre alkoholkranke Mutter Gervaise Macquart geht. Die von ihrem Liebhaber Lantier verlassene Wascherin Gervaise schlagt sich mit ihrem unehelichen Kind durchs Leben. Sie heiratet den anstandigen Arbeiter Coupeau und verlebt einige gluckliche Jahre. Als Coupeau durch einen von der kleinen Nana miterlebten und teils mitverschuldeten Unfall arbeitsunfahig wird, verfallt er dem Alkohol und sturzt die Familie ins Ungluck und den finanziellen Ruin. In dieser Situation taucht erneut Lantier auf und eroffnet eine menage a trois. Gervaises kleinburgerliche Moral verfallt zusehends. Nach Coupeaus alkoholbedingtem Tod wird sie zur Prostituierten. Nach einiger Zeit wird sie gleichfalls tot unter einer Treppe gefunden. Zola erlaubt in diesem Kontext einen Einblick in das Milieu, das Nana gepragt hat und ihr weiteres Leben bestimmen wird. Im Roman Nana erlebt sie den grossen Durchbruch durch ihre nackt interpretierte Rolle im Theaterstuck La Blonde Venus im Theatre des Varietes. Manner aus allen Schichten werfen sich ihr ab diesem Zeitpunkt zu Fussen. Durch geschickte Manipulation ihrer Verehrer steigt sie die gesellschaftliche Leiter hinauf. Im Verlaufe des Romans verdreht Nana den Mannern reihenweise den Kopf, ruiniert sie finanziell und moralisch und korrumpiert so die Gesellschaft des Second Empire. Sie geht dabei ohne Skrupel vor, prostituiert sich und fu
 

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Page 6 - Elle avait poussé dans un faubourg, sur le pavé parisien ; et, grande, belle, de chair superbe ainsi qu'une plante de plein fumier, elle vengeait les gueux et les abandonnés dont elle était le produit. Avec elle, la pourriture qu'on laissait fermenter dans le peuple, remontait et pourrissait l'aristocratie. Elle devenait une force de la nature, un ferment de destruction, sans le vouloir...
Page 9 - ... s'était fait construire, un palais dont une matière unique, le sucre, avait payé la splendeur royale. Elle, c'était avec autre chose, une petite bêtise dont on riait, un peu de sa nudité délicate, c'était avec ce rien honteux et si puissant, dont la force soulevait le monde, que toute seule, sans ouvriers, sans machines inventées par des ingénieurs, elle venait d'ébranler Paris et de bâtir cette fortune où dormaient des cadavres. — Ah ! nom de Dieu ! quel outil ! laissa échapper...
Page 18 - ... pieds sur des crânes; et des catastrophes l'entouraient, la flambée furieuse de Vandeuvres, la mélancolie de Foucarmont perdu dans les mers de la Chine, le désastre de Steiner réduit à vivre en honnête homme, l'imbécillité satisfaite de La Faloise, et le tragique effondrement des Muffat, et le blanc cadavre de Georges, veillé par Philippe, sorti la veille de prison.
Page 6 - Son oeuvre de ruine et de mort etait faite, la mouche envolee de l'ordure des faubourgs, apportant le ferment des pourritures sociales, avait empoisonne" ces hommes, rien qu'ä se poser sur eux.
Page 5 - Un murmure grandit comme un soupir qui se gonflait. Quelques mains, battirent, toutes les jumelles étaient fixées sur Vénus. Peu à peu, Nana avait pris possession du public et maintenant chaque homme la subissait.
Page 5 - Et c'etait a la fin de l'article que se trouvait la comparaison de la mouche, une mouche couleur de soleil, envolee de l'ordure, une mouche qui prenait la mort sur les charognes tolerees le long des chemins, et qui, bourdonnante, dansante, jetant un eclat de pierreries, empoisonnaient les hommes rien qu'a se poser sur eux, dans les palais ou elle entrait par les fenetres
Page 14 - Puis, il avait trouvé chez sa femme une stricte obéissance aux devoirs conjugaux; lui-même éprouvait une sorte de répugnance dévote. Il grandissait, il vieillissait, ignorant de la chair, plié à de rigides pratiques religieuses, ayant réglé sa vie sur des préceptes et des lois. Et, brusquement, on le jetait dans cette loge d'actrice, devant cette fille nue. Lui qui n'avait jamais vu la comtesse Muffat mettre ses jarretières, il assistait aux détails intimes d'une toilette de femme, dans...
Page 6 - Avec elle, la pourriture qu'on laissait fermenter dans le peuple, remontait et pourrissait l'aristocratie. Elle devenait une force de la nature, un ferment de destruction, sans le vouloir elle-même, corrompant et désorganisant Paris entre ses cuisses de neige, le faisant tourner comme des femmes,, chaque mois, font tourner le lait.
Page 17 - D'autre part, il s'était associé avec un maître de forges, en Alsace; il y avait là-bas, dans un coin de province, des ouvriers noirs de charbon, trempés de sueur, qui, nuit et jour, raidissaient leurs muscles et entendaient craquer leurs os, pour suffire aux plaisirs de Nana. Elle dévorait tout comme un grand feu, les vols de l'agio, les gains du travail. Cette fois, elle finit Steiner, elle le rendit au pavé, sucé jusqu'aux moelles, si vidé, qu'il resta même incapable d'inventer une coquinerie...

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