Un million de rimes gauloises: Fleur de la poésie drolatique et badine depuis le XVe siècle

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Delahays, 1858 - 559 pages
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Page 318 - Car, bien qu'Adam fût jeune et vigoureux, Bien fait de corps et d'esprit agréable, Elle aima mieux, pour s'en faire conter, Prêter l'oreille aux fleurettes du diable, Que d'être femme et ne pas coqueter.
Page 340 - Las ! voyez comme en peu d'espace, Mignonne, elle a dessus la place Las ! las ! ses beautez laissé cheoir ! O vrayment marastre Nature, Puis qu'une telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir ! Donc, si vous me croyez, mignonne, Tandis que...
Page 338 - L'arbre la boit par sa racine, La mer salee boit le vent, Et le Soleil boit la marine. Le Soleil est beu de la Lune, Tout boit soit en haut ou en bas : Suivant ceste reigle commune, Pourquoy done ne boirons-nous pas ? Edit.
Page 321 - Puisqu'on si peu de temps je m'en tire si net. " J'entame le second, et ma joie est extrême ; Car des vers commandés j'achève le treizième ; Comptez s'ils sont quatorze, et voilà le sonnet.
Page 132 - Il sait comment on le gouverne. Et crie en le poussant : « Est-il rien de pareil ? Messieurs, vous voyez le soleil, Ses rayons et toute sa gloire. Voici présentement la lune ; et puis l'histoire D'Adam, d'Eve et des animaux... Voyez, Messieurs, comme ils sont beaux ! Voyez la naissance du monde ; Voyez...
Page 339 - A vous, troupe légère, Qui d'aile passagère Par le monde volez, Et d'un sifflant murmure L'ombrageuse verdure Doucement ébranlez...
Page 321 - Doris, qui sait qu'aux vers quelquefois je me plais, ' Me demande un sonnet, et je m'en désespère. Quatorze vers, grand Dieu ! le moyen de les faire ? En voilà cependant déjà quatre de faits.
Page 128 - Cette chute fut si traîtresse , Qu'en dépit de tous ses aïeux , Qui voulut , vit de ses deux yeux Le premier point de la noblesse; Car on ne peut nier cela, Toute noblesse vient de là. Ce point en valait bien la peine, L'ivoire, le rubis, l'ébène N'ont rien de plus éblouissant; Elle avait raison d'être vaine. Le beau chevalier qui la mène , Noble et timide adolescent, La relevait en rougissant, Et...
Page 21 - Aussitôt que la lumière A redoré nos coteaux, Je commence ma carrière Par visiter mes tonneaux : Ravi de revoir l'aurore, Le verre en main, je lui dis : Vois-tu sur la rive More Plus qu'à mon nez de rubis...
Page 349 - Est-il vrai que ces tristes plaintes Sortissent d'un cœur inconstant? Dieux, que vous êtes mensongère. Maudit soit qui plus vous croira! Nous verrons, volage bergère, Qui premier s'en repentira. Celui qui a gagné ma place Ne vous peut aimer tant que moi, Et celle que j'aime vous passe De beauté, d'amour et de foi. Gardez bien votre amitié neuve; La mienne plus ne variera; Et puis nous verrons à l'épreuve Qui premier s'en repentira.

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