La Philippide: poème

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J.-L.-J. Brière, 1825 - 390 pages
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Popular passages

Page 44 - ... très-difficile aux ennemis qui y veulent entrer, en sorte qu'elle serait suffisamment garantie à l'extérieur, si à l'intérieur elle renonçait à ses guerrres civiles. Ses champs l'enrichissent de grains, ses navires de marchandises, ses troupeaux de lait, son gros bétail de beurre, la mer de poisson ; sa terre la plus aride est réchauffée par le jonc marin dont on la couvre, après l'avoir haché lorsqu'il est sec. Peu de forêts répandent de l'ombre sur les plaines, nulle vigne ne-...
Page 43 - ... selon ses ressources. Après toutes ces villes, Lille déploie pareillement ses armes ennemies, et ce n'est pas pour envoyer à la guerre un petit nombre de phalanges ; Lille, ville agréable, dont la population rusée poursuit sans...
Page 47 - Flandre, qui s'y répandirent à leur gré. « 11 n'ya encore rien de « fait, disait le comte, si je ne brise les portes de « Paris avec les chevaliers de Flandre, si je n'établis * mes dragons sur le Petit-Pont, et si je ne plante « ma bannière au milieu de la rue de la Calandre; » Les grands cependant le dissuadent de ce projet...
Page 322 - Dreux se plaça en face dit comte de Boulogne et des Anglais, contre lesquels il nourrissait plus particulièrement une antique haine, et • ses troupes étroitement unies formaient l'aile gauche de l'armée. A .l'aile droite, et à une grande distance du roi, le corps des Champenois menace les gens de la Flandre. Avec eux sont le duc de Bourgogne, le comte de Saint-Paul, Jean de Beaumont, et ceux qu'avait envoyés l'abbé de Saint-Médard, bourgeois illustres par une grande valeur, et qui étaient...
Page 206 - ... leur soit possible de se cacher dans les entrailles même de la muraille, après avoir creusé en dessous. Alors ils remplissent ces creux de troncs d'arbres, de peur que cette partie du mur ainsi suspendue en l'air ne croule sur eux et ne leur fasse beaucoup de mal en s'affaissant ; puis, aussitôt qu'ils ont assez agrandi cette ouverture, ils mettent le feu aux arbres et se retirent en un lieu de sûreté. Cet immense Ilion tombe alors, et fait en tombant un horrible fracas, semblable à celui...
Page 52 - ... et des piques à entailler les murailles dans leurs fondations; et de peur que le mur, venant à tomber fortuitement, n'écrase de son poids et ne frappe les travailleurs d'une mort indigne d'eux, on étançonne avec de petits troncs d'arbres et des pièces de bois rondes la portion de la. muraille qui demeure comme suspendue et menace incessamment les ouvriers. Ainsi les fossoyeurs déchaussent sur tous les points le pied de la muraille, à plus de moitié de la profondeur des fondations, et...
Page 125 - ... leurs efforts pour s'emparer du château. Mais tous les chevaliers et le peuple, enfans de la France, autant qu'on avait pu en rassembler dans les lieux voisins, s'étaient réunis et avaient dressé leur camp sur les bords de la belle rivière d'Eure. Le roi Philippe se rendit auprès d'eux en toute hâte, de la ville de Bourges. En trois jours (ô miracle !) il fit une marche de huit jours, sans descendre de cheval, sans prendre un seul moment de repos pour se rafraîchir. Inondé de sueur,...
Page 83 - Alencurie, s'accrut infiniment ta gloire, et par qui ta renommée fut célébrée dans le monde; et de plus Baudouin et Girard de Fournival. Ces hommes et un petit nombre d'autres, excités par l'amour de la gloire, s'avancent de loin à la suite de la bannière du chevalier des Barres, tous accompagnés de leurs écuyers, qui ne pouvaient manquer à leurs seigneurs, et d'une bande de ribauds, lesquels, quoiqu'ils n'aient point d'armes , n'hésitent jamais à se jeter au milieu des périls, quels...
Page 92 - ... d'une nombreuse population et de richesses, embellie par les bois et les vignes des environs, elle est de plus décorée par la présence du corps très-saint, de l'illustre prélat Martin, dont la gloire a répandu un très-grand éclat sur toutes les églises. Cette ville étant la capitale et la métropole des Bretons, se réjouit d'avoir sous son autorité douze sièges épiscopaux.
Page 28 - JNorwégien la renversa et la détruisit si complétement qu'on pouvait à peine en retrouver les traces. En outre de beaucoup d'autres villes, et non moins joyeuse de son sol fertile, Beaune-la-Vineuse était soumise aux lois du duc, Beaune dont les vins rouges disposent les têtes à toutes les fureurs de la guerre, Chors, Semur, Flavigny, Mulseau, Avallon,pays trèsfertile, et presque toute la riche Bourgogne, terre heureuse si ses enfans y pouvaient jouir de la paix , obéissaient au duc, en...

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