Histoire d'Aroudj et de Khaïr-ed-din, fondateurs de la régence d'Alger: chronique arabe du xive siècle, Volume 1

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J. Angé et cie, 1837
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Page 84 - s'entendirent tous ensemble , et avec eux les chrétiens de la forteresse de l'île. Il fut convenu qu'à un certain jour, et sous prétexte d'acheter ou de vendre divers objets, comme ils avaient coutume de le faire, un bon nombre d'alarbes entreraient dans la ville, armés en secret, et qu'ils mettraient le feu à vingt-deux
Page 79 - Malgré les obligations qui sont naturellement imposées à un hôte, il prit en dernier lieu la résolution de tuer traîtreusement le cheik qui l'avait accueilli; puis, cela une fois exécuté, de se faire reconnaître de force et à main armée pour roi et seigneur, ordonnant qu'on le proclamât comme tel, et qu'on
Page 86 - et leurs corps furent jetés en la rue, et ensuite, pour plus grande ignominie, il les fit enterrer dans de grands cloaques placés alors dans l'intérieur de la ville, précisément au lieu où se trouvent situées aujourd'hui les écuries du dey. Grâce à cette façon d'agir, aussi inattendue que
Page 87 - habitans d'Alger demeurèrent en l'épouvante, et dorénavant, quelque maltraités qu'ils fussent par les Turcs, ils n'osaient ni parler ni sortir de la ville, car Barberousse ne l'eût point permis. Aussi, de gré ou de force, ont-ils vécu jusqu'à ce jour en repos, fort soumis et fort obéissans aux Turcs
Page 78 - cette forteresse, qui n'était pas distante de la ville de plus de trois cents pas (comme aujourd'hui on peut encore le voir dans l'endroit de l'île où elle était située). Jamais néanmoins le dommage ne put être considérable, parce que toute l'artillerie des Turcs était de petit calibre. Les
Page 79 - était entré au bain, en son palais, afin d'accomplir l'ablution qu'on doit faire avant la prière de cette heure (ainsi que c'est l'usage des Maures et le précepte de leur Coran), Barberousse, qui logeait
Page 86 - en sa vigilance, il s'arrangea de manière que les alarbes ne purent jamais accomplir leur dessein. . Un de leurs jours consacrés, c'était le vendredi, jour férié et qui remplace le dimanche parmi eux, comme Barberousse se rendait à la grande mosquée, à l'heure de midi, pour y
Page 85 - de la forteresse et les soldats chrétiens passeraient sur des embarcations en la ville, et que, réunis aux Maures, tous d'un commun consentement et d'un même courage, d'un côté ils tueraient tous les Turcs qui seraient restés dans la ville, de l'autre ils attaqueraient Barberousse ainsi que les gens qui seraient sortis avec lui pour éteindre l'incendie. Tout cela
Page 84 - des bâtimens, les uns appartenant à Barberousse, les autres aux corsaires qui venaient se joindre à lui). Elles étaient tirées à terre et rassemblées en deux endroits différens : les unes dans les fossés de la ville, vers cette partie de la muraille qui est près

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