La Satire en France Au Moyen-âge

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Hachette, 1893 - Satire, French - 437 pages
 

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Page 82 - L'on voit certains animaux farouches, des mâles et des femelles, répandus par la campagne, noirs, livides et tout brûlés du soleil, attachés à la terre qu'ils fouillent et qu'ils remuent avec une opiniâtreté invincible ; ils ont comme une voix articulée, et quand ils se lèvent sur leurs pieds, ils montrent une face humaine, et en effet ils sont des hommes.
Page 404 - MORT, j'appelle de ta rigueur, Qui m'as ma maistresse ravie, Et n'es pas encore assouvie Se tu ne me tiens en langueur : One puis n'eus force ne vigueur; Mais que te nuysoit elle en vie, Mort?
Page 198 - Attendu que toute créature humaine , qui est formée à l'image de Notre-Seigneur, « doit généralement être franche par droit naturel...
Page 281 - II n'est cité que je préfère à Reims : C'est l'ornement et l'honneur de la France; Car, sans compter l'ampoule (•-) et les bons vins, Charmants objets y sont en abondance. Par ce point-là, je n'entends, quant à moi, Tours ni portaux, mais gentilles galoises (•"•), Ayant trouvé telle de nos Rémoises Friande assez pour la bouche d'un roi.
Page 309 - Loire , transportaient la justice du roi , et le peuple effrayé la laissait passer. Maillard répondit : « Le roi est maître de faire de moi comme de tant d'autres; mais j'irai plus rapidement en paradis par eau , qu'il n'y arrivera avec ses chevaux de poste. » C'était une allusion à l'établissement récent des postes. La réponse est vive ; elle est ingénieuse ; c'est un acte de courage à l'appui d'un acte d'indépendance.
Page 89 - Le voilà, ce poignard qui, du sang de son maître, S'est souillé lâchement; — il en rougit, le traître, que l'on cite dans tous les traités de rhétorique comme un exemple de faux goût (Les Grotesques p.
Page 260 - Les Engloys ont faict desraison Aux compaignons du Vau de Vire Vous n'orrez plus dire chanson A ceulx qui les soulloient bien dire. Nous priron Dieu de bon cueur fin Et la doulce Vierge Marie Qu'il doint aux Engloys mâle fin.
Page 272 - Véritablement hommes, Et meurent comme nous. Ont-ils rendu l'esprit, ce n'est plus que poussière Que cette majesté si pompeuse et si fière, Dont l'éclat orgueilleux étonnait l'univers; Et, dans ces grands tombeaux où leurs âmes hautaines Font encore les vaines, Ils sont mangés des vers.
Page 289 - La mort le fait fremir, pallir, Le nez courber, les vaines tendre Le col enfler, la chair mollir, Joinctes et nerfs croistre et estendre.
Page 330 - Bon cueur, bon corps, bonne phyzionomie, Boire matin, fuyr noise et tanson; Dessus le soir, pour l'amour de s'amye Devant son huys la petite chanson ; Trencher du brave et du mauvais garson, Aller de nuyct, sans faire aucun oultrage ; Se retirer, voylà le tripotage.

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